fictif, ive

FICTIF, IVE

(fi-ktif, kti-v') adj.
Qui n'est pas réel.
Une misère réelle commençait à succéder à tant de richesses fictives [VOLT., S. de Louis XV, 2]
Ces monnaies fictives, inventées par la nécessité, et auxquelles la bonne foi seule peut donner un crédit durable, sont comme des billets de change dont la valeur imaginaire peut excéder aisément les fonds qui sont dans un Etat [ID., Charles XII, 8]
Afin que l'état fictif où je venais à bout de me mettre me fît oublier mon état réel [J. J. ROUSS., Confess. I]
Dans une place fictive, dispensé d'être homme d'État, il n'avait eu à déployer que ses qualités naturelles, les agréments d'un homme du monde et les talents d'un homme de cour [MARMONTEL, Mém. XI]
Bernadotte fut forcé de choisir [entre l'Angleterre et la France] ; l'hiver et la mer le séparait des secours ou de l'agression des Anglais ; les Français touchaient à ses ports ; la guerre avec la France aurait donc été réelle et présente ; la guerre avec l'Angleterre pouvait n'être que fictive [SÉGUR, Hist. de Nap. I, 4]
Terme de docimastique. Poids fictifs, très petits poids qui ont entre eux des rapports proportionnels à ceux des poids ordinaires, et dont on se sert dans les essais quand on n'opère que sur de faibles quantités.

ÉTYMOLOGIE

  • Voy. FICTION.