flamberge

(Mot repris de flamberges)

FLAMBERGE

(flan-bèr-j') s. f.
Nom donné quelquefois à l'épée du paladin Roland (le nom de Durandal est beaucoup plus commun, surtout dans les textes modernes), et à celle de Renaud de Montauban, l'aîné des quatre fils Aymon, dans les romans de chevalerie.
Renaud, s'abandonnant à la fin sur le Circassien et relevant son épée presque sur son dos, la rabat avec une force si terrible que Flamberge partage en deux le bouclier de Sacripant [DU TRESSAN, Roland furieux (traduit de l'Arioste), ch. II]
Par plaisanterie, épée. Mettre flamberge au vent, tirer son épée ; et fig. faire bravade.
Mettons flamberge au vent et bravoure en campagne [MOL., l'Ét. III, 5]
Elliptiquement.
Moi, l'ennemi mortel des procédés infâmes, Je m'avance d'abord. - Carlin : J'entends, flamberge au vent [TH. CORN., D. César d'Avalos, II, 1]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Vien, Attropos, et me coupe la teste De durandal ou joyeuse ou clarance, Ou de courtain ou flamberge qu'est preste ; Ainsi auray de mes maulx allegeance [, Departie d'amours, p. 242, dans LACURNE, au mot courtain]

ÉTYMOLOGIE

  • D'après Frisch et Diez, flamberge vient de flanc, et l'allemand bergen, couvrir : couvrant le flanc. Il y a dans le Garin une épée dite froberge, dont l'étymologie est incertaine, du moins pour la syllabe fro. L'Arioste dit fusberta, Orl. fur. II, 10. Des étymologistes pensent que flamberge et froberge sont le même mot.

flamberge

FLAMBERGE. n. f. Épée. Il ne se dit qu'en plaisantant et ne s'emploie guère que dans cette phrase : Mettre flamberge au vent, Mettre l'épée à la main, tirer son épée du fourreau.

flamberge


FLAMBERGE, s. f. ÉPÉE. Il ne se dit que dans cette phrâse du style plaisant, mettre flamberge au vent: tirer l'épée. Acad. Trév., etc.