foiré

foire

FOIRE. n. f. Grand marché public où l'on vend toutes sortes de marchandises et qui se tient à des dates régulières, une ou plusieurs fois l'année et qui donne souvent lieu à diverses réjouissances. La foire de Beaucaire. Il y a trois foires par an dans cette ville. La clôture de la foire. Cette foire dure quinze jours. Cette foire attire beaucoup de marchands étrangers. Voir toutes les curiosités de la foire.

Il se dit spécialement de Certaines fêtes populaires qui ont lieu à certaines époques de l'année. La foire de Neuilly. La foire du Trône.

Il se dit aussi de Marchés où l'on vend spécialement des bêtes de trait, des bestiaux, etc., ou de certaines marchandises. Foire aux chevaux. Foire aux oies. Foire au pain d'épice. Foire aux jambons. Foire aux ferrailles, à la ferraille.

Il désigne aussi Certaines expositions industrielles et commerciales. La Foire de Paris, de Lyon, etc.

Le champ de foire, Le lieu où se tient la foire.

Prov., Ils s'entendent comme larrons en foire. Voyez ENTENDRE.

Théâtre de la Foire, Petit théâtre du genre bouffon, qui se tenait tantôt à la foire Saint- Germain, tantôt à la foire Saint-Laurent. Le Sage, Piron, Favart ont travaillé pour le Théâtre de la Foire.

foire

FOIRE. n. f. Synonyme de Diarrhée. Avoir la foire. Des fruits qui donnent la foire. Il est bas.

foire

Foire. f. penacut. Tantost signifie un marché fameux où grande quantité de marchands affluent avec plusieurs marchandises de diverses sortes et contrées, Nundinae, Mercatus indictus. Ainsi l'on dit, La foire de la Guibray, du Lendit, et semblables. Et au plur. Foires, quand il y en a plusieurs en l'année en un mesme lieu, comme, Les foires de Lyon, de Francfort, etc. En la Chancellerie foires et marchez sont les lettres patentes par lesquelles le Roy ottroye à une ville, ou autre, permission de tenir une ou plusieurs foires en l'an, luy prescrivant le jour et l'espace de temps, pour ouvrir et continuer ladicte foire, Nundinaria Regis diplomata. Et en cette premiere signification ce mot vient du Grec, phorion, qui signifie marchandise. Car jaçoit que phoréô soit porter, et phoria abondance, si ne donnent-ils origine audit mot François. Et tantost il signifie ce mal de ventre, qui fait aller du corps par fiente liquide, et vient du Latin, Foria foriorum. Nonius.

foire

Le lieu où on tient une foire, Emporium.

Marchant qui hante les foires Nundinator.

Appartenant aux foires, Nundinalis.

Ville où les foires se tiennent, Oppidum nundinarium.

Signifier une foire, Indicere mercatum.

La foire sainct Germain, Emporium ad Diui Germani. B.

Impetrer droict de foires, Ius nundinarium in praedia sua petere. B. ex Suetonio.

foire


FOIRE, s. f. [Foâ-re; 1re lon., 2e e muet.] 1°. Marché public, où les Marchands s'assemblent à certains jours, pour vendre en liberté leurs marchandises. "Foire franche. "Aler à la foire. = On dit, dans le discours familier: s'entendre comme larrons en foire, s'acorder, sur-tout pour mal faire. — La foire n'est pas sur le pont: il n'est pas nécessaire de se tant presser. — Et quand on voit arriver plusieurs persones dans une compagnie? "La foire sera bone, dit-on, les marchands s'assemblent. Celui-ci est un peu trivial. = 2°. Foire se dit aussi du présent qu'on fait au tems de la foire. "Doner la foîre à (et non pas faire la foîre) lui doner sa foîre. "Que me donerez-vous pour ma foîre? = 3°. Foîre, cours de ventre. "Avoir la foire. "Ces fruits lui ont doné la foire. — Il me paraît bâs et peu usité parmi les honêtes gens, à moins qu'on ne plaisante. — L'Acad. se contente de dire qu'il est du style familier.