forestier, ière

FORESTIER, IÈRE

(fo-rè-stié, stiê-r') adj.
Qui a une charge dans les forêts. Garde forestier. Agent forestier. Substantivement. Un forestier. Un forestier, se dit aussi d'un élève de l'école forestière.
Qui concerne les forêts. Le code forestier.
Au bas du petit bois est une source limpide que jamais les chaleurs de l'été n'ont tarie.... Les bergers l'appellent la forestière [DUTILLET, Yseult de Dôle, X]
Arbres forestiers, arbres des grandes forêts, par opposition à arbres des bois.
Dans un grand terrain très ingrat et mal situé où rien ne voulait croître, où le chêne, le hêtre et les autres arbres forestiers que j'avais semés n'avaient pu réussir, où tous ceux que j'avais plantés ne pouvaient s'élever, parce qu'ils étaient tous les ans saisis par les gelées, je fis planter en 1734 des arbres toujours verts [BUFF., Hist. nat. t. VIII, p. 415, dans POUGENS]
École forestière, école destinée à former les employés propres à soigner et à conserver les forêts de l'État et de la liste civile, et dont le siége est à Nancy. Villes forestières, se dit de quatre villes d'Allemagne qui sont sur le Rhin au-dessus de Bâle dans le voisinage de la forêt Noire ; ce sont Rheinfelt, Waldshut, Seckingen et Laufenbourg.
S. m. Les forestiers de Flandre, les anciens gouverneurs de Flandre avant qu'il y eût des comtes.
Judith se fit enlever par le forestier de Flandres [SAINT-FOIX, Ess. Paris. Œuv. t. IV, p. 52, dans POUGENS]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Un jor estoit alé chacier Melion et li forestier [, Lai de Melion]
    Trop sai bien mes habiz changier, Prendre l'ung, et l'autre estrangier, Or chastelain ou forestiers ; Briement [brièvement, en bref], sui de tous mestiers [, la Rose, 11233]
    Cil qui i faut [en choses de jeu et de solaz] est forestiers [grossier] et champestres [BRUN. LATINI, Trésor, p. 273]

ÉTYMOLOGIE

  • Prov. forestier ; du bas-latin foresta, forêt.