fossoyer

(Mot repris de fossoya)

FOSSOYER

(fo-so-ié ; quelques-uns disent fo-soiié) , je fossoyais, nous fossoyions, vous fossoyiez ; que je fossoie, que nous fossoyions, que vous fossoyiez ; l'y se change en i devant l'e muet : je fossoie, etc.) v. a.
Clore par des fossés.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Et si ferai la ville foissoier et fremer [, Guesclin. 5154]
  • XVe s.
    Et vinrent en la ville de Haspre, qui lors estoit une bonne ville et grosse et bien fossoyée, mais point n'estoit fermée [FROISS., I, I, 100]
    Et combien qu'il se die plein [plan, uni], si est il mal aisé à chevaucher [le pays de la Lombardie], car il est tout fossoyé, comme est Flandres [COMM., VIII, 5]
  • XVIe s.
    Il feit encore fossoyer et trencher par le dedans les rues en plusieurs endroits, et remplir les dittes fosses et trenchées de paux [pieux] pointus [AMYOT, Pompée, 88]

ÉTYMOLOGIE

  • Fosse ; génev. foussoyer ; wallon, fossî.

fossoyer

FOSSOYER. v. a. (Il se conjugue comme Employer.) Fermer avec des fossés. Faire fossoyer un pré, un champ.

fossoyer


FOSSOYER, v. act. FOSSOYEUR, s. m. [Fo-soa-ié, ieur.] Il fossoie, fossoiera, etc. et non pas fossoye, fossoyera, etc. = Suivant l'Acad. on ne dit fossoyer que pour fermer avec des fossés. Le Dict. de Trév. ajoute, fouir, creuser en terre, faire des fossés; et il parait que c'est l'emploi le plus ordinaire de ce verbe. = Fossoyeur, ne se dit que de celui, qui fait les fôsses pour enterrer les morts. "Shakespear a introduit des fossoyeurs dans sa Tragédie de Hamlet.