foulé, ée

FOULÉ, ÉE

(fou-lé, lée) part. passé de fouler
Écrasé par une pression. Le raisin foulé dans la cuve. Par extension. Une robe foulée, une robe froissée.
Foulé aux pieds, sur qui ou sur quoi on marche.
Sous les pieds des chevaux cette reine foulée [RAC., Athal. I, 1]
Fig. Les lois foulées aux pieds.
Opprimé.
Foulé par le sénat, longtemps le plébéien De ses droits violés vit en moi le soutien [ARNAULT, Marius à M. III, 6]
À tout cela il n'y a que le prochain de foulé ; qu'il s'accommode ; parlons de moi [MARIV., Paysan parv. 3e part.]
Qui souffre par des exactions.
Il ne pouvait se résoudre à forcer les villes à lui en donner [de l'argent], les trouvant déjà trop foulées [ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. IV, p. 55, dans POUGENS]
Qui a éprouvé une foulure. Avoir le pied foulé. Cette bête a les jambes foulées, se dit d'une bête de somme ou de trait qui a les jambes usées par le travail.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    FOULÉ. Ajoutez :
    S. m.Terme de draperie. Sorte de drap d'été.
    Nous fabriquons de la draperie d'été, qui se divise en foulés [articles pour hommes], demi-foulés [articles pour femmes]... [, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. III, p. 232]