fourgon

fourgon

n.m. [ lat. pop. furico, furiconis, instrument pour fouiller ]
1. Vieilli Véhicule long et couvert permettant de transporter des marchandises, des bestiaux, etc.
2. Véhicule ferroviaire incorporé à certains trains de voyageurs et destiné au transport des bagages, du courrier, éventuellement des automobiles : Un fourgon postal.
Fourgon funéraire ou funèbre ou mortuaire,
corbillard automobile.

FOURGON1

(four-gon) s. m.
Longue perche garnie de fer pour remuer la braise dans le four.
Tige de fer servant à remuer le charbon de terre dans la grille.
Outil pour pousser les charbons sur les foyers.
Barre de fer crochue avec laquelle les plombiers attisent leur feu.

PROVERBE

  • La pelle se moque du fourgon, se dit de deux personnes, également ridicules, qui se moquent l'une de l'autre, ou d'une personne qui blâme dans une autre ce qu'on pourrait reprendre en elle-même ; locution, venant au propre, de ce que, pour arranger le feu, la pelle et le fourgon se valent.
    L'abbé Têtu dit rudement à notre voisine : Mais, madame, si elle vous avait répondu que la pelle se moque du fourgon, qu'auriez-vous dit ? - Monsieur, dit-elle, je ne suis point une pelle, et elle est un fourgon [SÉV., 24 nov. 1679]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Car pou s'efforce à ceuls qu'il tient entre ses esles, Qu'il trebuche en enfer, sans fourgons et sans peles [J. DE MEUNG, Test. 1823]
  • XVe s.
    Jehannet frappa Raveilles d'un fourgon ou atiseur de four qu'il tenoit [DU CANGE, atticinari.]
  • XVIe s.
    À telle pele tel fourgon [COTGRAVE, ]
    Il est bien plus aysé d'accuser l'un sexe que d'excuser l'autre ; c'est ce qu'on dict : le fourgon se moque de la paele [MONT., III, 388]

ÉTYMOLOGIE

  • Fourche ; espagn. hurgon ; ital. forcone.

FOURGON2

(four-gon) s. m.
Longue voiture couverte dont on se sert dans les équipages militaires et dans les voyages, pour porter les bagages, les provisions.
Vous ne sauriez croire, mademoiselle, combien les fourgons sont une chose divertissante, et quel excellent remède c'est contre une grande passion : tantôt il s'y estropie un cheval, tantôt il se rompt une roue.... [VOIT., Lett. 127]
Le régent, averti de la prochaine arrivée du czar en France, envoya [à Dunkerque] les équipages du roi, chevaux, carrosses, voitures, fourgons [SAINT-SIMON, 467, 135]
L'empereur avait compté sur une multitude de voitures légères et sur de gros fourgons destinés chacun à porter plusieurs milliers de livres pesant, dans des sables que des chariots du poids de quelques quintaux traversent avec peine [SÉGUR, Hist. de Nap. III, 2]

ÉTYMOLOGIE

  • Prov. furguon ; il paraît venir de fourche, à cause que, dans le fourgon, les limons sont unis au timon. C'est ainsi qu'une sorte d'araire dont parle O. de Serres, p. 117, était nommé fourquat.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    2. FOURGON. Ajoutez :
    Terme de chemin de fer. Fourgon de tête, fourgon à bagages qui est placé immédiatement après le tender.

fourgon

FOURGON. n. m. Espèce de charrette couverte dont on se sert surtout dans les armées. Fourgon automobile.

Dans les trains de Chemin de fer, il désigne le Wagon réservé au transport des bagages et des colis. Le fourgon des bagages, ou absolument Le fourgon.

fourgon

FOURGON. n. m. Tige de fer ou longue perche de bois garnie de fer par le bout et servant à remuer, à arranger le bois et la braise dans le four.

fourgon

Un Fourgon, Rutabulum.

fourgon


FOURGON, s. m. Sorte de charrette, dont on se sert dans les armées pour porter les munitions et le bagage. On s'en sert aussi dans les voyages. = Pièce de fer emmanchée, qui sert à remuer et à arranger le bois et la braise dans le four. = Le Proverbe dit: la pelle se moque du fourgon: cet homme se moque de quelqu'un qui aurait autant de droit de se moquer de lui.

Traductions

fourgon

van, float, baggagebestelwagenŝarĝveturilobagagliaio, furgone (fuʀgɔ̃)
nom masculin
petit camion

fourgon

[fuʀgɔ̃] nm
(= automobile) → van
(CHEMINS DE FER)wagon
fourgon mortuaire → hearse