fourneau

(Mot repris de fourneaux)

fourneau

n.m. [ de l'anc. fr. forn, four ]
1. Appareil en fonte alimenté au bois ou au charbon pour la cuisson des aliments.
2. Four dans lequel on soumet à l'action de la chaleur certaines substances que l'on veut fondre ou calciner : Un fourneau de verrier.
3. Partie de la pipe où brûle le tabac.
Remarque: Voir haut-fourneau à son ordre alphabétique.

FOURNEAU

(four-nô) s. m.
Sorte de four dans lequel on fond le verre.
J'ai trouvé que le feu des plus grands et des plus puissants fourneaux de verrerie n'est qu'un feu faible en comparaison de celui des fourneaux à soufflet, et que le feu produit au foyer d'un bon miroir ardent est encore plus fort que celui des plus grands fourneaux de forge [BUFF., Hist. min. Introd. Œuv. t. VI, p. 89, dans POUGENS.]
Petite construction en maçonnerie ou en brique, et même aujourd'hui en fonte ou en tôle, soit portative, soit à demeure, présentant plusieurs cavités dans lesquelles on met du charbon ou de la braise pour cuire les aliments. Un fourneau portatif. Allumer le fourneau. Ustensile, ordinairement de terre ou de fer, servant aux mêmes usages dans les petites cuisines.
Nous avons mangé du potage et du bouilli tout chaud ; on a un petit fourneau, on mange sur un ais dans le carrosse, comme le roi et la reine [SÉV., 425]
Fourneau d'appel, fourneau destiné à aspirer et faire sortir l'air intérieur d'un endroit clos.
Construction en briques établie dans des souterrains pour échauffer des pièces supérieures ; on l'appelle plus ordinairement calorifère.
Appareil composé de vaisseaux et de foyers pour soumettre certaines substances à l'action du feu.
L'effet des fourneaux épais n'est pas d'augmenter la chaleur, mais de la conserver, et ils la conservent d'autant plus longtemps qu'ils sont plus épais [BUFF., Hist. min. Introd. 1re part. Œuv. t. VI, p. 88, dans POUGENS.]
Fourneau à réverbère, fourneau muni d'un dôme ou réverbère, qui rabat la chaleur sur le corps placé dans l'appareil. Les fourneaux de forge ou de fusion, destinés à la fusion des substances métalliques et autres plus ou moins réfractaires, sont aussi ordinairement des fourneaux à réverbère dont on active le feu par un soufflet. Haut fourneau, bâtiment dans lequel on réduit les minerais de fer à l'aide de la chaleur du charbon et de fondants appropriés ; ainsi dit parce qu'il y a un canal de cheminée très long et très élevé pour augmenter le tirage et activer le feu.
J'ai établi, dans ma terre de Buffon, un haut fourneau avec deux forges : l'une à deux feux et deux marteaux, et l'autre à un feu et un marteau ; j'y ai joint une fonderie, une double batterie, deux martinets, deux bocards [BUFF., Min. t. IV. p. 95]
Haut fourneau désigne aussi l'usine entière. Il y a en Lorraine tant de hauts fourneaux.
Ustensile de laboratoire dans lequel on chauffe à une haute température, à l'aide du charbon de bois, des vases où doit s'effectuer une réaction chimique ou une opération pharmaceutique. Fourneau d'affineur.
Plus un fourneau de brique avec deux cornues et trois récipients, fort utile à ceux qui sont curieux de distiller [MOL., Avare, II, 1]
Dans son fourneau rien qu'il [le chimiste] ne jette [BÉRANG., Sciences.]
Fig.
Vous voudrez que chacun jouisse en paix de ses droits et de son héritage.... ce sera la pierre philosophale de la politique ; elle doit sortir de vos fourneaux [VOLT., Lett. au roi de Pr. 54]
Fourneau de coupelle, fourneau exclusivement réservé à la coupellation. Fourneau évaporatoire ou à coquille, fourneau servant à évaporer.
Terme de guerre.
Fourneau de mine, ou, simplement, fourneau, cavité pratiquée dans l'intérieur de la terre ou d'une maçonnerie, disposée et mesurée de telle sorte que, le feu étant mis à la poudre dont on la remplit, l'effet soit dirigé contre l'obstacle que l'on veut détruire [LEGOARANT, ]
Les grenadiers se retirèrent et perdirent peu en cette action ; aucun de leurs fourneaux [des ennemis] ne joua [SAINT-SIMON, 147, 141]
En Lorraine, fourneau se dit très souvent pour poêle.
Le fourneau d'une pipe, la partie où l'on fait brûler le tabac.
Le calumet de paix, dont le fourneau était fait d'une pierre rouge, fut présenté au frère d'Amélie [CHATEAUBR., Natch. I]
10° Fourneau à charbon, synonyme de fosse à charbon, dans laquelle on fait le charbon.
11° Constellation méridionale composée de 48 étoiles.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Il ot une longue jambe Plus noire que forniaus [cheminée] de chambre [, Fabliaux mss. n° 7218, f° 175, dans LACURNE]
  • XIVe s.
    Tu faiz grans et petiz fourneaux, Abusant de divers vaisseaux [, Nature à l'alchim. err. 21]
  • XVIe s.
    Le vent, passant par ces soupiraux, allumera le feu à volonté sans soufler, ainsi qu'on le pratique es fourneaux à vent es grandes fontes de l'artillerie [O. DE SERRES, 888]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. furnellus, diminutif fictif de furnus, four ; picard, forgneu ; bourguig. fonea ; Berry, forniau, la partie extérieure du tuyau d'une cheminée, la partie qui dépasse le toit ; provenç. fornelh, fornel ; catal. fornell ; espagn. hornillo ; portug. fornilho ; ital. fornello.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    FOURNEAU.
    Ajoutez :
  • Fourneau simple ou ordinaire, si le rayon de l'entonnoir est égal à la ligne de moindre résistance ; fourneau surchargé ou globe de compression, s'il est plus grand ; fourneau sous-chargé, lorsqu'il est plus petit.

fourneau

FOURNEAU. n. m. Appareil fixe ou portatif, généralement en tôle ou en fonte, servant à la cuisson des aliments, à faire bouillir de l'eau, etc. Fourneau de cuisine. (On dit aussi Cuisinière.) Fourneau à charbon, à pétrole, à gaz, à essence, à alcool. Fourneau électrique.

Haut fourneau, Fourneau destiné à fondre le minerai de fer à une haute température. Il se dit aussi de l'Usine où se trouve ce fourneau. Il y a dans la Haute-Marne beaucoup de hauts fourneaux.

Il désignait autrefois et désigne quelquefois encore une Petite construction de maçonnerie ou de brique, soit portative, soit à demeure, et à plusieurs cavités, dans lesquelles on met du charbon, de la braise, pour cuire et chauffer les mets. Le foyer, la grille, le cendrier d'un fourneau. Faire bouillir une marmite sur un fourneau. Allumer ses fourneaux. Fourneau de brique.

Il se dit aussi, en termes d'Arts, de Certains récipients qui servent à soumettre diverses substances à l'action du feu. Fourneau de coupelle. Fourneau d'orfèvre. Fourneau d'affineur. Fourneau de forge. Fourneau à vent. Fourneau à brique réfractaire. Etc.

Il désigne encore un Grand four où l'on fond le verre. Le fourneau d'une verrerie.

Fourneau de mine, ou simplement Fourneau, se dit d'une Cavité pratiquée dans une masse et chargée d'un explosif, pour faire sauter un rocher, une muraille, une partie de terrain ou quelque ouvrage de fortification. Mettre le feu à un fourneau. Faire jouer un fourneau.

Le fourneau d'une pipe, La partie évasée d'une pipe dans laquelle on fait brûler le tabac.

Par extension, Fourneau philanthropique, se dit d'un Établissement de charité qui distribue gratuitement de quoi manger à des indigents ou qui leur vend des aliments à bas prix.

fourneau

Fourneau, m. acut. Furnulus et Furnellus. Car selon l'analogie le diminutif de Furnus est Furnulus, et de Furnulus Furnellus. Aussi Fourneau est diminutif de Four.

fourneau

Fourneau, Fournil, voyez Four.

fourneau


FOURNEAU, s. m. [Four-no: 2e dout. au sing. lon. au plur. fourneaux.] 1°. Vaisseau propre à contenir du feu. "Faire bouillir une marmite sur un fourneau. = 2°. Grand four, où l'on fond le verre. = 3°. Creux fait en terre, et chargé de poudre, pour faire sauter une murâille.

Traductions

fourneau

Herd, Ofenstove, furnace, kiln, ovenkachel, oven, brandhaard, fornuis, kookstel, smeltovenכור (ז), כירה (נ), תנור (ז), תַּנּוּר, כּוּר, כִּירָהfornovnfornoestufa, hornouunicaminusovnfogão, fornoвилкаkamin, spisΚάμινοςпещเตา (fuʀno)
nom masculin pluriel fourneaux
four d'une cuisine

fourneau

[fourneaux] (pl) [fuʀno] nmstove