fourni, ie

FOURNI, IE

(four-ni, nie) part. passé de fournir
Pourvu. Une boutique fournie de toutes sortes de marchandises. Table bien fournie.
Le pays de Liége est peut-être de toute l'Europe la contrée la mieux fournie de charbon de terre [BUFF., Min. t. II, 844, dans POUGENS]
Ils [les goëlands] sont aussi fournis d'un duvet fort épais qui est d'une couleur fort bleuâtre, surtout à l'estomac [ID., Ois. t. XVI, p. 176]
Livré, remis. Les marchandises fournies par l'épicier.
Qui a un certain volume, une certaine ampleur.
Ragotzi était d'une très haute taille, sans rien de trop, bien fournie, sans être gros [SAINT-SIMON, 338, 190]
Lisez ou relisez ce que j'ai lu autrefois dans une de ces petites brochures qui se perdent quand elles ne sont pas enchâssées dans des volumes d'une taille un peu plus fournie [VOLT., Dict. phil. Génération.]
Il en est de même de la forme des jambes : le mulet les a sèches comme l'âne, et le bardeau les a plus fournies [BUFF., Quadrup. t. VIII, p. 4]
Fig.
J'estime qu'il ne nous est pas défendu d'y ajouter [à la Bible] quelque chose, pourvu qu'il ne détruise rien des vérités dictées par le Saint-Esprit ; Buchanan ni Grotius ne l'ont pas fait dans leurs poëmes, mais aussi ne les ont-ils pas rendus assez fournis pour notre théâtre [CORN., Poly. Exam.]
Une conversation agréable et fournie [SAINT-SIMON, cité dans GODEFROY, Lexique de Corneille]
Épais, touffu. Un bois bien fourni. Il a les cheveux bien fournis.
La queue fournie comme celle du renard, mais plus courte [BUFF., Quadrup. t. VI, p. 215]
Terme du moyen âge. Lance fournie, homme d'armes ayant tout son accompagnement, qui consistait en un certain nombre de soldats, de valets et de chevaux.