frairie

FRAIRIE

(frê-rie) s. f.
Partie de bonne chère et de divertissement.
L'on dispute, l'on fait frairie, L'on boit ; plus l'on boit, plus l'on crie ; Et sur le déclin du repas L'on parle et l'on ne s'entend pas [PERRAULT, Chasse, dans RICHELET]
Être de frairie, prendre part à une frairie.
Les loups mangent gloutonnement ; Un loup donc étant de frairie Se pressa, dit-on, tellement Qu'il en pensa perdre la vie [LA FONT., Fabl. III, 9]
Nom, dans quelques provinces de la France, des fêtes de village. Aller à la frairie.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Gilot de la frarie des drapiers dist à Lochon de la frarie des tanneurs.... [DU CANGE, frateria.]
    Ha, dist le renart, il n'est rien que on ne face par comperes et par commeres ; nous sommes tous de la frarie saint Faulsset [nous sommes tous trompeurs] [, Modus, ms. f° 96, dans LACURNE]
    Frarie, c'est congregation, confrairie [DU CANGE, fratria.]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, frairèie ; du bas-latin fratria, société ; du latin fratria, collége, corporation, qui vient de deux mots grecs traduits par tribu et membre de la tribu, de même radical que le latin frater (voy. FRÈRE). Le sens propre est assemblée, de là fête, gala.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    FRAIRIE. Ajoutez :
    Frairie ou charité, nom, en Normandie, de confréries établies pour rendre les derniers devoirs aux morts, [H. MOISY, Noms de famille normands, p. 145.]
    Fig. Bonne aubaine.
    L'évêque d'Oléron est mort ; voilà frairie pour celui qui tire profit de telles collations [GUI PATIN, Lettres, t. II, p. 377]

frairie

FRAIRIE. n. f. Partie de divertissement et de bonne chère. Être d'une frairie. Faire frairie. Être en frairie. Il est vieux.

Il se dit, dans quelques provinces de la France, des Fêtes de village. C'est aujourd'hui la frairie dans tel endroit. Aller à la frairie.

frairie


FRAIRIE, s. f. [Frè-rie: 1reè moy. 2e long.] Partie de divertissement, de bonne chère. "Faire frairie. "Être d'une frairie, ou en frairie.