friperie

friperie

n.f.
Commerce de vêtements usagés, d'occasion ; vêtements fripés.

friperie

(fʀipʀi)
nom féminin
magasin de vêtements d'occasion acheter un jean dans une friperie

FRIPERIE

(fri-pe-rie) s. f.
Vêtements, meubles qui, ayant servi, sont plus ou moins usés. Ce n'est que de la friperie. Marchand de friperie.
Peut-être d'un an vous ne vendrez cette friperie-là si à propos [MARIV., Pays. parv. 3e part.]
Se jeter sur la friperie de quelqu'un, se ruer, se mettre, tomber sur la friperie de quelqu'un, se jeter sur lui pour le battre.
Gare une irruption sur notre friperie ! [MOL., Dép. am. III, 1]
Par extension.
Je ne sais si vous savez que cet animal-là a encore sur sa friperie un décret de prise de corps du parlement de Paris, qu'il s'attira quand il était porte-Dieu à la sainte chapelle basse [VOLT., Lett. d'Argental, 27 juill. 1768]
Fig. Se moquer de quelqu'un, en dire du mal.
Ils se mirent de plus belle sur la friperie de la vieille [LESAGE, Guzm. d'Alf. I, 6]
Fig. Friperie littéraire, vieilleries, lieux communs, etc. Friperie mythologique, l'usage suranné des personnages mythologiques.
Métier qui consiste à acheter et à vendre de vieux meubles, de vieux habits. Commerce de friperie.
Lieu où logent ceux qui vendent de la friperie. Acheter un habit à la friperie.
Espèce de hangar sous lequel on dépose les cannes à sucre avant de les porter au moulin.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Et se c'estoit viés feleprie, si doit le pelichons un denier [TAILLIAR, Recueil, p. 20]
    Mes tout aussi com draperie Vaut miex que ne fet freperie, Valurent mieux cil qui jà furent De cels qui sont et il si durent [RUTEB., 230]
  • XIVe s.
    Item ung fardeaulx de fresperie (infra flesperie) [DU CANGE, ferperia.]
    Li estaul de la forperie [ID., ib.]
  • XVIe s.
    D'une friperie tant mal cousue, on n'en sauroit rien attendre qui vaille [CALV., Instit. 953]
    Enfin, après avoir un peu loué le pape Pie quart, ils tombent sur la fripperie de Pie quint, qu'ils appellent fra Scarpon [D'AUB., Hist. II, 204]
    Ceux qui n'avoient de bons habillemens en louerent à la fripperie, affin d'estre estimés de reputation [CONDÉ, Mémoires, p. 621]

ÉTYMOLOGIE

  • Norm. feuperie. Le radical est l'ancien fripe, frepe ou felpe. Diez et Scheler pensent qu'il faut le rattacher au scandinave hripa, procéder avec précipitation, qui aurait pris le sens de user (voy. FRIPER).

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • FRIPERIE. - ÉTYM. Friperie vient de fripe ou frepe, mais non, comme le pensent Diez et Scheler, de l'islandais hripa (voy. ci-dessus FRIPER). M. Bugge, Romania, n° 10, p. 148, est d'avis que fripe ou frepe représente le latin fibra, lambeau, extrémité, fibre. Pour la métathèse de l'r, il rappelle frange, de fimbria, tremper de temperare.

friperie

FRIPERIE. n. f. Habits, objets qui ont servi à d'autres personnes et qui sont fripés et usés. Tous ses habits ne sont que friperie. Vendre de la friperie. Un marchand de friperie.

Fig. et fam., Friperie littéraire, Vieilleries, lieux communs.

Il signifie aussi Métier d'acheter, de raccommoder et de revendre de vieux habits et de vieux meubles.

Il signifie encore Boutique de ceux qui font ce métier. Acheter un habit à la friperie. Il ne s'habille jamais qu'à la friperie.

Traductions

friperie

[fʀipʀi] nf
(= commerce) → secondhand clothes shop
(= vêtements) → secondhand clothes