frotté, ée

FROTTÉ, ÉE

(fro-té, tée) part. passé de frotter
Qui a subi un frottement.
Il n'y a aucun corps dur frotté qui ne s'échauffe ; il n'y a aucun corps électrique qui ne doive être frotté avant d'exercer cette électricité [VOLT., Feu, I, sect. 5]
Frictionné.
Ici elle fut frottée avec du baume tranquille [SÉV., 544]
Enduit.
Dont les morceaux sont frottés de moutarde [LA FONT., Pays.]
Fig. Qui a pris une légère teinture, une légère connaissance de quelque chose. Frotté de grec et de latin.
Fig. et familièrement. Battu, rossé.
Que le galant alors soit frotté d'importance [CORN., Illusion, II, 8]
Ces gens sont-ils sortis ? - Non, personne ne bouge. - S'ils viennent, ils seront frottés [MOL., Sicil. 6]
Nous avons été téméraires, aussi faut voir comme nous avons été frottés [SÉV., 209]
Terme de peinture. Un fond à peine frotté, fond recouvert d'une couche très petite de couleur, qui n'empêche pas de le voir. Substantivement, un frotté.