génitif

(Mot repris de génitifs)

génitif

n.m. [ lat. genitivus casus, cas qui engendre ]
Dans les langues à déclinaison, cas exprimant un rapport d'appartenance, de dépendance : « Rosarum » est le génitif pluriel du nom latin « rosa ».

GÉNITIF

(jé-ni-tif) s. m.
Terme de grammaire dans les langues qui ont une déclinaison. Cas auquel sont employés les noms comme compléments des noms, de quelques verbes, et, en grec, de quelques prépositions. Les déclinaisons latines se reconnaissent à la terminaison du génitif. Par une mauvaise imitation de la grammaire latine, les grammairiens du XVIIe siècle donnaient, en français, le nom de génitif au rapport marqué par la préposition de. Toutes les fois que le génitif pluriel est exprimé de telle sorte que l'oreille n'y puisse être trompée, il faut nécessairement que le verbe soit mis au pluriel, comme en cet exemple :
le peu d'amis qu'il trouva n'eurent point assez de crédit pour.... [VAUGEL., Rem. Notes de Th. Corn. t. II, p. 561, dans POUGENS.]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Mais suffit qu'isse l'esperit Genitif [générateur].... [, l'Alch. à nat. 751]
  • XVe s.
    Mais failli a en son cas genitif [CH. D'ORL., Rondel 68]

ÉTYMOLOGIE

  • Prov. genitiu ; esp. et ital. genitivo ; du lat. genitivus casus, le cas qui engendre ; dit ainsi peut-être parce que le rapport de filiation, qui s'exprime aussi par le génitif, aura été pris pour type des rapports exprimés par ce cas, ou plutôt parce qu'on rapportait au génitif la formation des cas obliques et de tout le pluriel.

génitif

GÉNITIF. n. m. T. de Grammaire. Cas qui, dans certaines langues où les noms se déclinent sert principalement à marquer appartenance, dépendance. Génitif singulier, Génitif pluriel. La désinence du génitif.

genitif

Genitif, m. acut. Est le second des six cas, par lesquels les noms, pronoms, et participes sont declinez, Genitiuus. Lequel est de signification, ou plustost de construction possessive, exprimée en langue Françoise par les prepositions A, et De, comme, La maison à Pierre, ou de Pierre, Domus Petri. La robbe de Jean. Vestis Ioannis. voyez Ablatif.

génitif


GÉNITIF, s. m. [1er é fer. On prononce l'f finale.] Second câs de la déclinaison des noms. 1°. Il exprime le raport d'une chôse, qui apartient à une aûtre, de quelque manière que ce soit; comme le raport du tout à la partie; un membre du corps; du sujet à l'atribut: utilité des sciences; de l' atribut au sujet: fleurs d'odeur agréable; de la caûse à l'éfet: l'ouvrage de Dieu; de l'éfet à la caûse: le Créateur du Monde; de la matière au composé; vaisselle~ d'argent; de l'objet aux actes de notre âme: l'amour de Dieu; du possesseur à la chôse possédée: les États du Roi; de la chôse possédée au possesseur: le Roi de France, etc. etc. = 2°. Le génitif se trouve à la suite des noms, soit substantifs, soit adjectifs: avide de gloire, jaloux de sa réputation, etc. Il est aussi précédé~ de certains adverbes et de certaines prépositions ou conjonctions, comme autour de lui, près~ de vous, à fleur d'eau, etc. = 3°. Le génitif est désigné en français par l'article du au masculin, devant une consone ou une h aspirée; du bien, du héros; par de l'devant une voyèle ou une h muette; de l'amour, de l'homme; par de la devant les féminins, qui comencent par une consone; de la grâce; par de l', quand ils comencent par une voyèle, de l'abondance; par des devant tous les pluriels masculins ou féminins; des biens, des héros, des amours, des hommes, des grâces, etc.
   Rem. I. Quelquefois, et sur-tout en vers, le génitif précède élégamment le nom, qui le régit et parait même à la tête de la phrâse. — On creûse les fôssés: on élève les murs:
   De ceux de ses voisins, on jure la ruine.       L. Rac.
Mais aussi il faut éviter les inversions dûres. Ex.
  C'est l'heureux fondateur d'un empire naissant,
  Que d'un nouvel empire alarme la naissance.      Id.
Avec bien, tous, celui, il fait fort bien à la tête de la phrâse: "De bien des gens, il n'y a que le nom, qui vale quelque chôse. La Bruyère. "De tous ceux que j'ai vus, c'est le plus aimable. "De tous les livres que vous m'avez envoyés, c'est celui que j' aime le plus.
   II. C'est pécher contre la construction et la netteté du discours, que de trop éloigner le génitif du nom, qui le régit. Les phrâses suivantes ont ce défaut. "L'objection, qu'il vouloit détruire de ma lettre pastorale, étoit, etc. l'Auteur a voulu éviter l'équivoque, qu'aurait produit le que relatif suivant immédiatement la Lettre pastorale, s'il l'avoit mis après objection. In vitium ducit culp fuga. On veut fuir un défaut, on tombe dans un aûtre. = Fontenelle dit aussi: le nombre est fort grand des orâcles, qui se rendoient par des songes. C'est le même vice dans la construction~.
   III. Quand le génitif est régi par deux noms diférens, il doit être placé après le second. "Tournant en prudence ou la petitesse de son esprit, ou le peu de grandeur. St. ÉVR, Il falait dire, ou la petitesse, ou le peu de grandeur de son esprit.

Traductions

génitif

יחסת הקניין (נ)

génitif

Genitiv, Wesfall

génitif

γενική

génitif

genitivo

génitif

genitivo

génitif

genitivo

génitif

genitiv

génitif

Genitiv

génitif

genitiv

génitif

[ʒenitif] nmgenitive