gésine

gésine

n.f. [ de gésir ]
En gésine,
Litt., vx se dit d'une femme qui est sur le point d'accoucher.

GÉSINE

(jé-zi-n') s. f.
Mot vieilli signifiant les couches d'une femme. Terme de palais. Payer les frais de gésine. La Fontaine l'a dit des animaux : Où la laie était en gésine, Fabl. III, 6. Nom donné dans certains hôpitaux de province aux salles destinées aux femmes en couche.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Veer [voir] ala en sa gesine Li dus Gerberge la reïne [qui venait d'accoucher] [BENOIT, II, 10763]
  • XIIIe s.
    Ne j'osaisse dire en nul sens, Quele seroit la medecine Qui m'osteroit ceste gesine [qui ferait que je ne serais plus alité] [, Bl. et Jehan, 736]
  • XIVe s.
    Pour le sallaire d'avoir amené, en leurs brouettes, de l'ostel Michiel du Sablon en l'ostel du dit argentier, la somme de quatre mille livres tournois pour convertir et emploier au fait de la gesine de la dicte madame la royne [DE LABORDE, Émaux, p. 328]
  • XVIe s.
    Ils jeterent en prison sa sœur et sa femme, qui estoit grosse, et feit la pauvre dame une piteuse gesine [AMYOT, Dion, 72]

ÉTYMOLOGIE

  • Gésir.

gésine

GÉSINE. n. f. Couches d'une femme ou le Temps qu'elle est en couches. Être en gésine. Il est vieux.

gesine

Gesine, Accubatio.

Le temps de la couche et gesine d'une femme, Puerperium.

gésine


*GÉSINE, s. f. Vieux mot. "Les couches d'une femme, ou le tems qu'elle est en couche. La Fontaine l' a dit des Animaux:
   La perfide descend tout droit
   À~ l'endroit
   Où la laie étoit en gésine.
On ne le dit plus qu'au Palais. "Payer la gésine, les frais de gésine; les frais de l'acouchement et de couches.