gable

GABLE

(ga-bl') s. m.
Nom, en Normandie, du pignon ou partie des murs qui s'élève en triangle et sur laquelle porte l'extrémité de la couverture.
M. Victor Petit a dessiné le gable donnant sur la cour ; on y voit la grande porte charretière et la petite porte [DE CAUMONT, Description de la grange de Perrières, XIIe siècle, dans Statistique monumentale de l'arrondissement de Falaise, p. 159]
Gable, terme de charpenterie appliqué à la maçonnerie ; le gable est originairement la réunion, à leur sommet, de deux pièces de bois inclinées [VIOLLET-LE-DUC, Dictionnaire raisonné de l'architecture française, Gable]
Les yeux s'étaient habitués à voir ces gables de bois surmontant les formerets des voûtes, interrompant les lignes horizontales des corniches et bahuts ; lorsqu'on les enlevait, souvent les couronnements des édifices achevés devaient paraître froids et pauvres ; les architectes eurent donc l'idée de substituer à ces constructions provisoires, dont l'effet était agréable, des gables en pierre ; c'est ce que Pierre de Montereau fit à la Sainte-Chapelle de Paris dès 1245 [ID., ib.]

REMARQUE

  • M. Viollet-le-Duc, dans son Dictionnaire, écrit gâble ; on ne voit pas pourquoi.

ÉTYMOLOGIE

  • bas-lat. gabulum ; angl. gable, de l'allem. Giebel, faîte, sommet.