gagé, ée

GAGÉ, ÉE

(ga-jé, jée) part. passé de gager
Meubles gagés, ceux qui ont été saisis pour la sûreté de quelque dette.
Mis en gageure. Un déjeuné gagé.
Qui reçoit un salaire.
Je suis auprès de lui gagé pour serviteur, Vous me voudriez encor payer pour précepteur [MOL., l'Ét. I, 9]
C'est ainsi que des auteurs gagés par des libraires écrivent l'histoire [VOLT., Mœurs, 15]
Les assassins gagés qu'il menait à sa suite [LEMIERRE, Barnevelt, I, 5]
Et moi, quel est mon sort ? malheureux ! je ne suis Qu'un esclave gagé qui sert la tyrannie [MASSON, Helvét. II]
Il semble qu'il soit gagé pour faire cela, il semble qu'il soit payé pour cela.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    GAGÉ. Ajoutez :
    Garanti par un gage.
    Rechercher si les emprunteurs sont en situation de remplir les engagements qu'ils vont prendre envers le public, c'est-à-dire si leur emprunt est réellement gagé [, Journ. offic. 18 juin 1876, p. 4278, 1re col.]