galantiser

(Mot repris de galantisé)

GALANTISER

(ga-lan-ti-zé) v. a.
Flatter d'une manière galante, dire des galanteries.
Ne me contez point tant que mon visage est beau.... Je le sais bien sans vous, et j'ai cet avantage, Quelques perfections qui soient sur mon visage, Que je suis la première à m'en apercevoir ; Pour me galantiser il ne faut qu'un miroir, J'y vois en un moment tout ce que vous me dites [CORN., Galerie, II, 1, 1re éd.]
Vous mériteriez d'être servie et galantisée dans les formes [SCARR., Rom. com. I, 13]
M. de Mantoue galantisa et loua fort la beauté de la duchesse d'Aumont [SAINT-SIMON, 133, 218]
Absolument.
Il [Voiture] a trouvé le secret de vivre en même temps selon le siècle et selon l'Évangile ; d'aller soigneusement à la messe le matin par vraie dévotion, et de galantiser assidûment l'après-dînée par une corruption d'esprit invétérée [BALZAC, Lett. à Chapelain, 24 juin 1645, dans PELLISSON, Hist. de l'Acad. IV, Voiture]
Le poëte fut bien aise d'être à cheval pour galantiser à la portière où était Inézila [SCARRON, Rom. com. I, 20]
Se galantiser, v. réfl. Se faire la cour à soi-même.
Il s'adore, il se galantise, Et prend ses divertissements Devant un cristal de Venise, à se faire des compliments [MAINARD, dans RICHELET]

ÉTYMOLOGIE

  • Galantise, qu'on peut voir à l'historique de galanterie.

galantiser

GALANTISER. v. tr. Être ridiculement galant auprès des femmes. Il est vieux.

galantiser


GALANTISER, v. act. Il est vieux, et ne peut plus être employé que dans le bâs comique. "Galantiser les dames. On dit sérieûsement, faire le galant auprès d'elles, ou leur faire la cour. Celui~-ci est plus honête, l'aûtre est plus du style badin ou critique.