garde-noble

GARDE-NOBLE

(gar-de-no-bl') s. f.
Terme de jurisprudence féodale. Droit qu'avait le survivant de deux époux nobles, de jouir du bien des enfants, venant de la succession du prédécédé, jusqu'à un certain âge des enfants, à la charge de les nourrir, entretenir et élever, sans rendre aucun compte.
Quand les fiefs furent perpétuels, les seigneurs prirent le fief jusqu'à la majorité, soit pour augmenter leurs profits, soit pour faire élever le pupille dans l'exercice des armes ; c'est ce que nos coutumes appellent la garde-noble [MONTESQ., Esp. XXXI, 33]
Au plur. Des gardes-nobles.

ÉTYMOLOGIE

  • Garde 1, et noble.

garde-noble

GARDE-NOBLE. s. f. Le droit qu'un père ou qu'une mère nobles, survivant l'un à l'autre, ont de jouir du bien de leurs enfans, venant de la succession du prédécédé, jusqu'à ce qu'ils aient atteint un certain âge, à la charge de les nourrir, de les entretenir, et de payer toutes les dettes sans être tenus de rendre aucun compte. Avoir la garde-noble, perdre la garde-noble. Le Roi en Normandie a le droit de gardenoble.