gardeur, euse

GARDEUR, EUSE

(gar-deur, deû-z') s. m. et f.
Celui, celle qui garde des animaux. Un gardeur de vaches, de cochons.
Le mot de génisse en français est fort beau, et surtout dans une églogue ; vache ne s'y peut pas souffrir ; pasteur et berger y sont du plus bel usage : gardeur de pourceaux ou gardeur de bœufs y seraient horribles [ROLLIN, Trait. des Ét. II, 1]
Celui, celle qui garde, conserve son argent, ses hardes, etc.
Il y a longtemps que je gronde ces gardeuses [SÉV., 9 août 1689]

PROVERBE

    Mieux vaut bon gardeur que bon amasseur.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Dont vint à Salenique, et li gardeour qui de par l'empereour i estoient li rendirent [VILLEH., CXXV]
    Or soit Diex de mon cor et de m'ame gardere [, Berte, XVIII]
  • XIVe s.
    Le liberal ne enrichist pas de legier ; quer [car] il ne prend pas volontiers et n'est pas gardeeur de richesces [ORESME, Eth. 106]

ÉTYMOLOGIE

  • Garder ; wall. wardeu ; provenç. guardayre, guardador ; espagn. et portug. guardador ; ital. guardatore. Le vieux français gardere, et le provençal guardayre sont au nominatif, guardeor et gardador sont au régime.