garrotté, ée

GARROTTÉ, ÉE1

(ga-ro-té, tée) part. passé de garrotter
Lié comme avec un garrot.
Je n'ai pas fait difficulté de mettre lié et garrotté dans ma traduction de Quinte-Curce, et messieurs de l'Académie ont trouvé ce mot bon, et ne l'ont noté ni de vieux ni de bas [VAUGELAS, Nouv. rem. p. 277, dans POUGENS]
Le tout est diligemment encaissé, lié et garrotté de bonnes cordes [POUSSIN, Lett. 20 fév. 1644]
Le livre fut présenté, lié et garrotté de petites chaînes de fer au cardinal doyen, celui-ci le donna au grand inquisiteur qui le rendit au greffier ; le greffier le donna au prévôt, le prévôt à un huissier, l'huissier à un archer, l'archer au bourreau [VOLT., Hist. parlem. 64]
Les nourrices à qui l'enfant bien garrotté donne moins de peine [J. J. ROUSS., Ém. I]
Fig.
Les états généraux, c'est ainsi que s'appelait alors cette convention nationale encore garrottée dans les langes de la liberté [MIRABEAU, Collection, t. III, p. 379]

GARROTTÉ, ÉE2

(ga-ro-té, tée) adj.
Terme de vétérinaire. Cheval garrotté, cheval blessé au garrot.

ÉTYMOLOGIE

  • Garrot 2.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    2. GARROTTÉ. Ajoutez : - REM. Garrotté n'est pas seulement adjectif ; il y a aussi le verbe : garrotter un cheval, le blesser au garrot.