gaudir

(Mot repris de gaudissaient)

GAUDIR (SE)

(gô-dir) v. réfl.
Terme familier et qui commence à vieillir. Se réjouir.
Vatteville se plaisait à aller quelquefois voir les Chartreux, pour se gaudir d'avoir quitté leur froc [SAINT-SIMON, 100, 66]
J'étais content que les choses se fussent aussi heureusement conduites, mais je ne m'en gaudis qu'entre les ducs de Chevreuse et de Beauvillier qui l'avaient échappé belle [ID., 221, 240]
Se moquer. Se gaudir de quelqu'un.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Maistre François par son blason Trouva la façon et maniere D'avoir marée à grant foyson Pour gaudir et faire grant chere [VILLON, 1re repue, Comment ils eurent du poisson.]
  • XVIe s.
    Monsieur l'abbé et monsieur son valet Sont faits égaux tous deux comme de cire ; L'un est grand fol, l'autre petit follet ; L'un veut railler, l'autre gaudir et rire [MAROT, III, 63]
    Il estoit aussi aise d'estre gaudy que de se gaudir des autres [AMYOT, Anton. 29]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, si gaudi ; du latin gaudere, se réjouir (voy. JOUIR).

gaudir

GAUDIR (SE). v. pron. Se réjouir ou Se moquer. Se gaudir de quelqu'un. Il est vieux.

gaudir

Gaudir, C'est se mocquer par jeu, et en riant. Au 3. livre d'Amadis chap. 6. Reprindrent leur chemin gaudissans l'un l'autre d'avoir esté ainsi deceus par la malice des femmes.

Gaudir et faire grosse chere, qu'on dit aussi faire grande chere, Pergraecari, Perbacchari.

Gaudir et hanter les cabarets, Popinari.

¶ Se gaudir d'aucun, Iocari, trugôdéin, idem valet quod Conuiciari, et scommatae notare.

Que ne me gaudi-je un peu de cestuy? Cur non ludo hunc aliquantisper?

Tu te gaudis, Facis delicias, Ludos et delicias facis.