gentillâtre

(Mot repris de gentillâtres)

GENTILLÂTRE

(jan-ti-llâ-tr', ll mouillées, et non jan-ti-yâ-tr') s. m.
Se dit, par dénigrement, d'un pauvre gentilhomme.
Si j'étais demeuré dans l'un de mes châteaux à compter mes moutons, mes vaches et mes veaux, Visitant mes moulins, mettant somme sur somme, Je serais gentillâtre et non pas gentilhomme [HAUTEROCHE, Bourg. de qualité, II, 4]
L'homme docte est un savantasse.... le gentilhomme un gentillâtre [LA BRUY., XII]
Restez chez vous, pauvres gentillâtres, rétablissez votre masure [VOLT., Dial. XXIV, 14]

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Mais ung tas de merdereaulx lourds, Ung oultre-cuidé, ung folastre Aura un pourpoint de velours, Contrefaisant du gentillastre [COQUILLART, Monologue des perruques.]
  • XVIe s.
    La noblesse ancienne de ce quartier là est honorable, mais il y a certains gentillatres nouvellement imprimez, qui font dix mille maux à ceux du tiers estat [FROUMENTEAU, Finances, IIIe livre, p. 67]
    Avise, je te prie, comment ce gentyllastre braggue en se promenant [PALSGR., p. 563]

ÉTYMOLOGIE

  • Dérivation péjorative de gentil 2.

gentillâtre

GENTILLÂTRE. n. m. Petit gentilhomme dont on fait peu de cas.

gentillâtre


GENTILLâTRE, s. m. [Janti-gliâ-tre: mouillez les ll: 3e lon.] Il ne se dit que par mépris. Gentilhomme dont on fait peu de câs.