giller

GILLER

(ji-lé) v. n.
Populairement. Faire gille, se retirer, quitter une place.
Allons, vite, qu'on gille [HAUTEROCHE, Amant qui trompe, dans LE ROUX, Dict. comique.]

ÉTYMOLOGIE

  • D'après Diez, giller vient de l'anc. haut allem. gîlan, gîljan, se hâter ; Scheler adopte cette idée, et pense que, dans faire gille, gille est le substantif de ce verbe. Au contraire on peut admettre que giller dérive de la locution faire gille. Pour Ménage, dans cette locution, gille représente l'ancien français gile ou guile, tromperie ; et faire gille, ce sera tromper, s'esquiver. Enfin une troisième opinion est que Gille de la foire qui s'enfuit quand on le menace, a donné lieu à la locution faire gille. Le Moyen de parvenir explique autrement la locution (voy. l'historique de GILLE 2).