giron

giron

n.m. [ du frq. ]
Partie du corps qui s'étend de la ceinture aux genoux quand on est assis : La petite fille se blottit dans le giron de sa mère sur les genoux de sa mère
Rentrer dans le giron de,
retourner dans un groupe, un parti, qu'on avait quitté : Elle a préféré rentrer dans le giron familial au sein de sa famille

GIRON

(ji-ron) s. m.
Terme de blason. Triangle qui a une pointe longue faite comme une marche d'escalier à vis et qui finit au cœur de l'écu ; ainsi dit de l'acception primitive de giron, qui est pan coupé obliquement. S'il y a plusieurs girons, ils doivent être alternativement de métal et de couleur.
Par extension du sens de pans de vêtement, l'espace qui s'étend de la ceinture aux genoux d'une personne assise.
Les filles de Darius prisonnières étaient couchées dans le giron de leur grand'mère [VAUGELAS, Q. C. III, dans le Dict. de RICHELET.]
Une femme de peu se présente à sa vue Avec un enfant mort couché dans son giron [MAIRET, Soliman, I, 1]
Une paysanne sur le giron de laquelle une petite fille est endormie [DIDEROT, Salon de 1765, Œuv. t. XIII, p. 217, dans POUGENS]
Fig.
De quelque adresse qu'au giron Ou de Phénix ou de Chiron Il [Achille] eût fait son apprentissage [MALH., IV, 5]
Fig. Le giron de l'Église, la communion des fidèles.
Staphyle ouvrit les yeux, et retourna au giron de l'Église catholique [BOSSUET, Var. VIII, § 35]
Dans un sens plus étendu. Rentrer dans le giron, revenir à une société, à un emploi qu'on avait quitté. Il a été longtemps éloigné de l'Université ; mais il vient de rentrer dans le giron.
Terme d'architecture. La largeur de la marche d'un escalier, le lieu où l'on pose le pied, par assimilation de la coupe oblique d'une marche d'escalier avec le giron du blason. Ces marches ont tant de décimètres de giron. Giron droit, celui qui est contenu entre deux parallèles.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Et riches trez [tentes] de soie à girons et à pans [, Sax. V]
    S'or n'avoit ci de ta gent tel fuison, à ceste espée qui me pent au geron T'aprenderoie ici pesme lecon [, Raoul de C. 156]
  • XIIIe s.
    Après lor gieux, en son giron Venus embracié le tenoit [, la Rose, 15896]
    Lors garde entor lui, si cort prendre Des motes, tot plain son giron, Si li rue tot environ Et dessus le dos et encoste [, Ren. 5933]
    Mès pauvres hons qui n'a avoir..., Ne siet à feu, ne siet à table, Ançois menjut sor son giron [, ib. 10215]
    Tout en ourant [priant] l'herbe a cuellue, Ses grons en a la dame emplis [DU CANGE, gyro.]
    Et ainsi mena le roy jusques à Kasel, et le descendirent en une meson, et le coucherent ou giron d'une bourjoise de Paris aussi comme tout mort [JOINV., 239]
  • XVIe s.
    Prend le ballay, et tout à l'environ Va nettoyant la meule et le gyron [DU BELLAY, VII, 3, verso.]
    Au giron [sein] mesme de la jouissance [MONT., I, 10]
    Il estoit encore tout nud, au giron, et ne vivoit que des moyens de sa mere nourrice [ID., IV, 17]
    Il ne se faut fier ni à femme ni à giron [COTGRAVE, ]
    Les deux premiers [forçats] qui manient le giron des rames joignantes l'espale s'appellent espaliers, qui sont ceux qui donnent la vogue au reste [I. HOBIER, De la construction d'une galère et de son équipage, Paris, 1622, p. 6]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, gèron ; namur. juron ; picard, gron, giron, tablier ; prov. giro ; esp. giron ; port. girão ; ital. gherone, garone ; du germanique : moyen haut-allem. gêre : anc. frison, gare, pan, pointe d'habit ; holl. geere, bande coupée en biais ; pour lesquels Diez suppose un ancien haut-allem. gêro, acc. gêrum, d'où les formes romanes giron, gherone. Diez pense que les mots germaniques viennent de gêr, pointe de lance, à cause de la forme de ces pans de vêtement ; à l'appui de cette transition de sens, il cite dans le bas-latin pilum vestimenti ; à quoi Scheler ajoute sagittas, dit pour pans de vêtement, et synonyme de girones. Ainsi l'ordre des sens est : dans l'ancienne langue, pan oblique, signification hors d'usage aujourd'hui et conservée dans le blason ; puis, par extension, les pans d'habit devenant le vêtement depuis la ceinture jusqu'au genou, et prenant même l'acception de côté ; enfin la marche de l'escalier ainsi dite à cause de sa forme oblique.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    2. GIRON (ji-ron), s. m.
    Nom, dans l'Aunis, du pied de veau, arum vulgare, [, Gloss. aunisien, p. 111]

giron

GIRON. n. m. Partie du corps qui va depuis la ceinture jusqu'aux genoux, chez une personne assise. Il ne s'emploie guère que pour désigner le Sein d'une mère. Cet enfant dormait dans le giron de sa mère.

Fig., Le giron de l'Église, La communion de l'Église catholique. Ramener au giron de l'Église. Revenir au giron de l'Église.

En termes d'Architecture, il se dit de la Partie de la marche sur laquelle on pose le pied en montant ou en descendant.

En termes de Blason, il se dit de la Sorte de triangle dont la base est aussi large que la moitié de l'écu et dont la pointe est au centre de l'écu. Il porte d'or au giron d'azur.

giron

Giron, Gremium, Forte rectius. Geron, a Gerundo siue gerendo, quia matres grauidae liberos gerunt in gremio.

giron


GIRON, s. m. 1°. Espace qui est depuis la ceintûre jusqu'aux genoux dans une~ persone assise. "Enfant qui dort dans le giron de sa mère. = Fig. Le giron de l'Église, la Comunion de l'Église Catholique. "Ramener, revenir au giron de l'Église. = 2°. En termes d'Architecture, la partie de la marche, sur laquelle on pose le pied en montant ou en descendant. "Les marches doivent avoir au moins douze pouces de giron.

Traductions

giron

jirón

giron

garone, gherone

giron

Schoß

giron

lap

giron

[ʒiʀɔ̃] nm
(= genoux) → lap
(fig) (= sein) → bosom