gisant, ante

GISANT, ANTE

(ji-zan, zan-t') adj.
Qui gît.
Ayant vu ses soldats gisants sur la poussière [MAIRET, Mort d'Asdrub. v, 2]
Je suis gisant dans mon lit, ne pouvant guère écrire [VOLT., Lett. d'Argental, 8 janv. 1756]
Substantivement.
Quoique son camarade [médecin Tant-pis] Soutînt que le gisant irait voir ses aïeux [LA FONT., Fabl. v, 12]
Dans un moulin, meule gisante, ou inférieure, celle sur laquelle la meule supérieure tourne. Terme de marine. Navire gisant, navire échoué.
Les publications et affiches déclareront aussi le nom du vaisseau saisi et son port et le lieu où il sera gisant ou flottant [, Ordonn. août 1681]
Quelques-uns doublent l's. Ami français, le prince ici gissant Vécut sans gloire et mourut en pissant, Épigr. faite sur Antoine de Bourbon, tué d'un coup d'arquebuse, au siége de Rouen, tandis qu'il lâchait de l'eau. Voy. dans VOLTAIRE la note (u) du IXe chant de la Henriade.

ÉTYMOLOGIE

  • Part. présent irrégulier de gésir.