glaneur, euse

GLANEUR, EUSE

(gla-neur, neû-z') s. m. et f.
Celui, celle qui glane. Les glaneurs ont recueilli assez de blé pour leur hiver.
Quand près d'eux [moissonneurs] la glaneuse habile Cherche l'épi des malheureux [BÉRANG., les Champs.]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Cele herbe ne fera jà bien à glaneor, car ne puet atendre tans de meurir [mûrir] [, Psautier, f° 161]
    Et s'il est gleneres ne gleneresse ki voist à camp [aille à champ] par nuit devant soleil levant ne ki demourt puis solel coukant.... [TAILLIAR, Recueil, p. 410]
  • XVIe s.
    Glaneurs sont pauvres gens qui vont recueillir ce qui a esté laissé aux champs par les laboureurs après l'enlevement des gerbes [, Coustum. génér. t. I, p. 311]

ÉTYMOLOGIE

  • Glaner ; génev. gléneur ; Berry, gléneux. Dans l'ancien français glenere est le nominatif, et gleneor le régime.