gonfalonier

GONFALONIER

(gon-fa-lo-nié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : les gon-fa-lo-nié-z et....) s. m.
Celui qui porte le gonfalon. Officier qui porte, à Rome, l'étendard de l'Église. Gonfalonier de l'Église, nom donné aux protecteurs établis par les papes dans les villes d'Italie, pendant leur lutte contre les empereurs.
Un paysan nommé Jocomuzio, qui se fit soldat, et qui changea son nom en celui de Sforza, devint favori de la reine, connétable de Naples, gonfalonier de l'Église [VOLT., Mœurs, 74]
Titre du chef de plusieurs républiques de l'Italie.
Sa réputation [de Cosme de Médicis] valut à ses descendants la principale autorité dans la Toscane ; son fils l'administra sous le nom de gonfalonier [VOLT., Mœurs, 105]
On dit aussi gonfanonier.

HISTORIQUE

  • XIe s.
    Gefrei d'Anjou, le rei [du roi] gunfanuner [, Ch. de Rol. VIII]
  • XIIe s.
    Confenonier [, Ronc. p. 6]
    En non Dieu, dame, bien seront dix millier ; Del sor Geri ferai confanonier [, Raoul de C. 42]

ÉTYMOLOGIE

  • Gonfalon ; provenç. gomfanonier, gonfaronier ; ital. gonfaloniere.

gonfalonier

GONFALONIER. n. m. Celui qui porte le gonfalon. On a longtemps donné ce titre aux Chefs de quelques-unes des républiques d'Italie, au moyen âge.