gourmé, ée

GOURMÉ, ÉE

(gour-mé, mée) part. passé de gourmer
Qui a une gourmette. Si un cheval n'est gourmé, il ne se ramène pas bien. Fig. Être gourmé, être roide comme si on était tenu par une gourmette, présenter l'apparence de la roideur et de la présomption.
Nous l'aurions vu [le parlement] le corps le plus pauvre, le plus ignorant, le plus petit, le plus gourmé [DIDEROT, Sur l'hist. du parlem.]
Un homme d'environ trente ans, d'un maintien roide et d'une physionomie gourmée [CH. DE BERNARD, la Cinquantaine, § 1]
Qui a reçu des gourmades. Rudement gourmé pour son insolence.