gourme

gourme

n.f. [ du frq. worm, pus ]
Fam., vx Maladie de la peau caractérisée par des croûtes impétigo
Jeter sa gourme,
Vieilli en parlant d'un jeune homme, se livrer à ses premières folies, à ses premières fredaines.

GOURME

(gour-m') s. f.
Terme de vétérinaire. Maladie particulière au cheval, et surtout aux jeunes chevaux, qui consiste dans l'inflammation de la muqueuse des premières voies respiratoires, avec engorgement des ganglions sous-maxillaires et tuméfaction phlegmoneuse du tissu cellulaire environnant. C'est un jeune poulain ; il n'a pas encore jeté sa gourme.
Nom donné vulgairement aux croûtes de lait chez les enfants. Jeter sa gourme, se dit des petits enfants qui ont quelque maladie de peau.
J'ai Marie qui jette sa gourme comme vous savez [SÉV., 6 sept. 1675]
Fig. Jeter sa gourme, se dit des jeunes gens qui font des folies en entrant dans le monde.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Et si aient plenté de grume, Plenté de fievre et de jaunisse [, XXIII manières de vilain]
  • XIVe s.
    Taster dessoubs les gencives [du cheval] qu'il y ait grant entre-deux et bonne ouverture et large, et qu'il n'y ait gourme [, Ménagier, II, 3]
  • XVIe s.
    Si lesdits bubons ne jettent leur gourme et retournent au dedans par delitescence, ce venin infecte la masse du sang [PARÉ, XVI, 2]

ÉTYMOLOGIE

  • Origine incertaine. Berry, gorme ; génev. jeter son gorme ; portug. gosma, gourme, gosmar, gormar, jeter sa gourme. Le portugais gosmar, gormar signifie aussi vomir, ainsi que l'espagnol gormar. Diez tire gourme de l'ancien scandinave gorm-r, boue, et il en rapproche le berry eau gourmée, eau stagnante. D'un autre côté, la forme grume que donne l'historique rapproche gourme de grume, écorce, de sorte que la gourme serait comparée à une croûte.

gourme

GOURME. n. f. T. d'Art vétérinaire. Inflammation des fosses nasales qui survient aux jeunes chevaux. C'est un poulain, il n'a pas encore jeté sa gourme.

Il désigne, dans la langue populaire, un Eczéma qui envahit le cuir chevelu des enfants mal soignés.

Fig. et fam., Jeter sa gourme, Faire des folies de jeune homme, qu'on espère n'être que passagères.

gourme


GOURME, s. f. GOURMER, v. act. GOURMETTE, s. f. [2e e muet au 1er, é fer. au 2d, è moy. au 3e: me, , mète.] Gourme, se dit des mauvaises humeurs qui viènent aux jeunes chevaux. On dit au propre d'un jeune cheval, qu'il n'a pas encore jeté sa gourme; au figuré, on dit des enfans, qui ont la gale ou d'autres humeurs qu'ils jètent leur gourme, et plus figurément d'une jeune persone qui n'est pas encôre formée. "Hélène ne vient pas avec moi... J'ai Marie, qui jette sa gourme, comme vous savez; mais ne soyez pas en peine de moi. Sév. "Ce jeune homme fait bien des extravagances: il n'a pas encore jeté toute sa gourme.
   GOURMETTE, petite chainette de fer, qui tient au mors du cheval. Fig. Famil. Lâcher la gourmette à quelqu'un, lui doner plus de liberté. = Gourmer un cheval, lui mettre la gourmette. = Gourmer un homme, le batre à coups de poing. "On l'a bien gourmé. "Ils se sont long-tems gourmés.

Traductions

gourme

זאבת (נ)