gravelle

(Mot repris de gravelles)

gravelle

n.f.
Maladie causée par la formation de calculs dans la vessie ; lithiase.

GRAVELLE

(gra-vè-l') s. f.
Terme de médecine. Nom donné à de petits corps granuleux semblables à du sable ou à du gravier qu'on trouve réunis au fond du vase dans lequel l'urine de certaines personnes s'est refroidie. Maladie qui consiste en des urines chargées de cette gravelle devenue assez grosse pour causer des douleurs vives à mesure qu'elle va des reins dans la vessie.
Son père est mort de la gravelle [SÉV., 421]
La Chalotais obéit, quand la maréchaussée le traîne en prison à Loches, à l'âge de soixante et quatorze ans, pissant le sang, écorché de gravelle [VOLT., Lett. Florian, 7 mars 1774]
Un des noms de la petite tumeur des paupières plus communément appelée grêle ou chalazion.
Nom donné à la lie de vin desséchée.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    E plut sur els, sicume pludre, carz [et chair plut sur eux comme poudre], et sicume gravele de mer oisels empennez [, Liber psalm. p. 107]
    Et li douz sons du ruissel sur gravele [, Couci, XVIII]
  • XIIIe s.
    En un verger, lez une fontanelle, Dont claire est l'onde et blanche la gravelle [, Romanc. p. 37]
    Se hom tret à son col charetée d'arrement ou de gravele, et il i a devant cheval, si doit un denier [, Liv. des mét. 294]
  • XIVe s.
    Fol qui edifie sur gravelle sa maison [, Chr. de St - Denys, t. I, f° 30, dans LACURNE]
  • XVIe s.
    La douleur de reins qui provient de pierre ou de gravelle, est appellée nephretique passion [O. DE SERRES, 925]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, grèvale ; namurois, gravale ; provenç. gravel, s. m. ; de grave 2.

gravelle

GRAVELLE. n. f. T. de Médecine. Affection caractérise par la formation dans les reins ou dans l'urine de concrétions plus ou moins grosses, analogues à de petites pierres. Avoir la gravelle. Être atteint de gravelle.

gravelle

Une maniere de maladie dite la pierre ou la Gravelle, Calculus.