grignon

GRIGNON1

(gri-gnon) s. m.
Morceau de l'entamure du pain, du côté où il est le plus cuit.
Nom d'un biscuit de mer, qui est en morceaux, sans avoir la forme ordinaire de la galette.
Résidu du marc d'olives, après qu'on a exprimé toute l'huile.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    À la quelle fille le suppliant avoit accoustumé de donner des grignettes de pain, quand il tiroit le pain hors du four [DU CANGE, grignolosus.]

ÉTYMOLOGIE

  • D'après Diez, grignoun signifiant, dans le provençal moderne, pepin, le grignon peut être considéré comme le pepin, le noyau, la partie la plus dure du pain ; il viendrait du lat granum, grain ; le sens est bien peu favorable à une pareille étymologie. Ce mot parait avoir la même étymologie que grignoter (voy. ce mot) : la chose qu'on grignote.

GRIGNON2

(gri-gnon) s. m.
Sorte de poire.

grignon

GRIGNON. n. m. Morceau de l'entamure du pain du côté où il y a le plus de croûte. Il a de bonnes dents, il prend toujours le grignon.

grignon

Grignon, m. acut. Est le coing en la crouste gromeleuse d'un pain, Angulus panis crustulatus, Frustum panis crustulatum.

grignon


GRIGNON, s. m. GRIGNOTER, v. n. [Mouillez le gn.] Grignon, morceau de l'entamûre du pain, du côté qu'il est le plus cuit. "Un grignon de pain; il prend toujours le grignon. = Grignoter, au propre, manger doucement, en rongeant. Il ne mange pas, il ne fait que grignoter. — Au fig. (st. pop.) Faire quelque petit profit dans une afaire. "Il y trouve à grignoter.