grossoyer

(Mot repris de grossoierais)

GROSSOYER

(grô-so-ié ; plusieurs disent grôsoi-ié ; l'y se change en i devant l'e muet : je grossoie, je grossoierai) v. a.
Faire la grosse d'un acte.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Lequel Boileaue avoit fait groussier et escripre une fausse lettre [DU CANGE, grossa.]
  • XVe s.
    Le roi de France envoya en ce pays messire Roger d'Espaigne et un president de la chambre de parlement de Paris et belles lettres grossoyées et scellées [FROISS., II, III, 11]
  • XVIe s.
    Lettres une fois grossoiées, ne peuvent estre regrossoiées sans appeller la partie, et ordonnance de justice [LOYSEL, 893]

ÉTYMOLOGIE

  • Gros, avec le suffixe oyer ou eyer. En un autre sens : La mer grossoyoit [devenait grosse], a dit Joinville, 286.

grossoyer

GROSSOYER. (Il se conjugue comme BROYER.) v. tr. Expédier un acte, en faire la grosse. Grossoyer un contrat. Faire grossoyer un jugement, un arrêt. Grossoyer une requête.

grossoyer

Grossoyer une lettre, Tabulas conficere, Inferre in tabulas, voyez Minute.

grôssoyer


GRôSSOYER, v. act. [Grô-soa-ié: 1re lon. dern. e muet.] Faire la grôsse. (n°. 2°.) l'expédition d'un acte, d'un contrat. "Grossoyer un contrat, une obligation.