gyrovague

GYROVAGUE

(ji-ro-va-gh') s. m.
Nom donné, dans les premiers temps de l'établissement du monachisme, à des moines qui passaient leur vie à courir de province en province, de cellule en cellule, ne restant que trois ou quatre jours dans le même endroit, et vivant d'aumônes. On les nommait aussi messaliens. Il se dit quelquefois aujourd'hui pour vagabond.

ÉTYMOLOGIE

  • Du grec, cercle, et le lat. vagari, errer.

gyrovague

GYROVAGUE. s. mas. Nom d'une espèce de Moines qui n'étoient attachés à aucune maison, et qui, différant en ce point des Cénobites, erroient de Monastère en Monastère. La régularité des moeurs est peu compatible avec l'indépendance dans laquelle vivoient les Gyrovagues. H

H. Substantif féminin, suivant l'ancienne appellation qui prononçoit Ache; et masculin, suivant l'appellation moderne qui prononce cette lettre comme une simple aspiration, telle qu'elle est dans la premiere syllabe de Héros. C'est la huitième lettre de l'Alphabet.

Au commencement des mots, il s'aspire quelquefois; quelquefois il ne s'aspire point et ne se prononce point; de sorte qu'il ne sert guère qu'a marquer l'origine du mot.

Il n'a aucun son, et ne s'aspire point au commencement de la plupart des mots qui viennent du Latin, et qui dans le Latin ont un Hinitial, comme: Habile, habitude, hérédité, héritier, ébêtè, histoire, heure, homme, humain, honneur, honnête, humble, etc. Il faut excepter de cette règle plusieurs mots, comme: Haleter, hennir, héros, harpie, etc.

Il n'a pareillement aucun son dans certains mots François qui ont un H initial, quoiqu'il n'y en ait point dans le Latin d'où ils viennent. Ainsi H ne se prononce point dans ces mots, Huile, huître, huis, huissier, etc.

Il s'aspire au commencement des autres mots François qui viennent des mots Latins sans H, comme dans ces mots: Hache, haut, hérisson, huit, huppe.

Dans tous les mots qui ne viennent point du Latin, H initial s'aspire et se prononce, comme: Habler, hanter, hanche, honte, hâter, hâtif, haricot, haïr, haie, hardi, hasard, harangue, haper, hanap, hallebarde, hâle, etc.

On marquera dans la suite à chaque mot quand H initial s'aspire.

Quant à ceux où il ne s'aspire point, on n'en avertira pas.

Quand H est au milieu d'un mot entre deux voyelles, ordinairement il s'aspire, comme dans ces mots: Ahan, aheurter, cohue, cohorte.

Quand il est après un T, ce qui n'arrive que dans les mots qui viennent du Grec, ou de quelqu'autre Langue, il n'a aucun son particulier. Ainsi, Théologie, Athènes, Démosthène, Bithynie, Thrace, etc. se prononcent comme s'ils étoient écrits, Téologie, Atènes, Trace, etc.

Quand il est après un C dans les mots pris du Grec, de l'Hébreu, ou de l'Arabe, C et H ensemble se prononc. d'ordinaire comme un K. Ainsi, Chersonèse, Melchisédec, Chalcédoine, Chaldéen, Chaos, Eucharistie, Chiromance, Chrétien, Archange, se prononcent comme s'ils étoient écrits, Kersonèse, Melkisédec, Krétien, Arkange, etc.

Lusage a excepté de cette règle les mots suivans: Achille, Chipre, Achéron, Chérif, Chérubin, Archevêque, Chirurgie, Chirurgien, Archiduc, et quelques autres qui se prononcent d'une manière plus molle et avec quelque espèce de sifflement.

Dans tous les mots purement François, ou qui ne viennent que du Latin, C et H ensemble se prononcent toujours aussi d'une manière molle, avec une espèce de sifflement, comme en Chose, chercher, choir, chute, cher, charité, chair, chétif, vache, cacher, rocher, cocher, etc.

Quand H se trouve après un P dans les mots d'origine Grecque ou Hébraïque, ces deux lettres ensemble se prononcent comme un F, comme en ces mots: Séraphin, Japhet, Joseph, Philippe, Phalaris, Physique, Philosophie, Sphinx, etc. HA