hâbler

(Mot repris de hâblâmes)

HÂBLER

(hâ-blé) v. n.
Parler avec vanterie, avec exagération.
Non, sans beaucoup hâbler et sans faire des fanfaronnades d'amitié [SCARRON, Œuv. t. I, p. 220]
Au talent de hâbler il joint l'effronterie [TH. CORN., C. Cés. d'Avalos, III, 6]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Ils estoient deux charlatans, dont l'un habloit et haranguoit mieux que l'autre pour mieux faire valoir ses denrées [PARÉ, XXIII, 30]
    Une très belle et honneste dame qui habloit un peu l'espagnol et l'entendoit très bien [BRANT., Dames gal. t. II, p. 235]
    Quand Marthe file et Ambrose hable, Leur cas est triste et pitoyable [COTGRAVE, ]

ÉTYMOLOGIE

  • Espagn. hablar, parler ; du lat. fabulari, parler (voy. FABLE). Le verbe hablar, qui signifie parler, a pris un sens péjoratif dans le français, de même que parlar, qui vient du français, a pris un sens péjoratif en espagnol.

hâbler

HÂBLER. (H est aspirée.) v. intr. Parler beaucoup et en se vantant de mérites qu'on n'a pas et d'avantages illusoires. Cet homme ne fait que hâbler, ne croyez pas tout ce qu'il dit. Il vieillit.

habler


HABLER, v. neut. HABLERIE, s. fém. HABLEUR, EûSE, subs. masc. et fém. [L'h s'aspire: 2eé fer. au 1er, e muet au 2d, lon. au dern.] Habler, c'est parler beaucoup, avec vanterie et exagération. Hablerie, vanterie, discours plein de mensonges. Hableur, eûse; celui, celle qui hable, qui se vante, etc. "Il ne fait que habler; tout ce qu'il dit n'est que hablerie; c'est un grand hableur, une grande hableûse. = On dit plus souvent hableur des hommes, que hableûse des femmes; et on dit babillarde de celles-ci, plus souvent que babillard des hommes. = * Un Poète moderne fait régir à Habler l'ablatif, comme à parler.
   C'est-là que du hameau, les graves politiques,
   S'enfonçoient en hablant des nouvelles publiques.
       Cailhava.
Ce régime est inusité. Habler se dit absolument.