hâté, ée

HÂTÉ, ÉE

(hâ-té, tée) part. passé de hâter
Qu'on fait aller vite. Une civilisation hâtée par des circonstances favorables.
Les morceaux trop hâtés se pressent dans sa bouche [BOILEAU, Lutrin, I]
L'ivoire trop hâté deux fois rompt sur sa tête [BOILEAU, ib. V]
La saison est hâtée, elle est plus avancée qu'elle ne devrait.
Qu'on fait dépêcher. Hâté par des ordres pressants.
Le silence des soldats, hâtés du froid, de la faim et de l'ennemi, était profond [CHATEAUBR., Mémoires, t. V, p. 100]
Qui a hâte. Il est extrêmement hâté.
Gardez qu'une voyelle à courir trop hâtée Ne soit d'une voyelle en son chemin heurtée [BOILEAU, Art p. I]
Se dit, en un sens analogue, des choses qui pressent. Cet ouvrage est hâté.
Nous sortions, il s'agit d'un fait assez hâté [MOL., Éc. des mar. III, 5]