hôtelier, ière

HÔTELIER, IÈRE

(ô-te-lié, liè-r') s. m. et f.
Celui, celle qui tient une hôtellerie.
Tous ceux qui logent des étrangers sont réputés hôteliers, et par conséquent sujets aux droits [, Arrêt du conseil d'État, 18 mars 1710]
Dans quelques abbayes, hôtelier, religieux chargé de recevoir et de nourrir les hôtes, les passagers.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Et se li couratier [courtier] est hostelier, il puet avoir deux tonniaux de vin en son hostel pour ses hostes [, Liv. des mét. 357]
  • XVe s.
    Lettres accordées par frere Jehan Chertier [J. Chartier l'historien], commandeur et hostellier de l'abbaye de St-Denis, à Guillaume Ganneron et sa femme pour exercer le menu mestier de la ville de Saint-Denis (voy. MENU) [, Bibl. des ch. 4e série, t. III, p. 482]
  • XVIe s.
    Luy dist en riant, mais c'estoit ris d'hostelier [DESPER., Contes, t. II, p. 117, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Hôtel ; provenç. hostalier, ostelier ; catal. hostaler ; anc. espagn. hostalero. On disait aussi hostelain.