haïe

HAÏE

(ha-ie !)
Cri que font les charretiers pour animer leurs chevaux.
Fig. Et haïe au bout, et quelque chose par-dessus. Son emploi lui vaut par ans mille francs, et haïe au bout.
Aimable comtesse pour qui tout le monde a partout du respect et haïe au bout [SCARRON, dans RICHELET]

ÉTYMOLOGIE

  • Haïe n'est sans doute qu'un cri. Cependant, notez l'anglais to hie, se hâter.

haie

HAIE. (H est aspirée.) n. f. Clôture faite d'arbustes taillés, ou seulement de branchages entrelacés. Une haie fort épaisse. Le long de la haie. Au travers de la haie. Derrière la haie.

Haie vive, Haie formée d'arbustes, ordinairement épineux, qui ont pris racine et qui sont en pleine végétation, par opposition à Haie morte ou sèche, Celle qui est formée d'épines ou d'autres bois morts entrelacés.

Course de haies, Course de chevaux où il faut franchir des haies naturelles ou factices.

Il se dit figurément d'Une ou de plusieurs files de personnes qui marchent ou sont postées, rangées quelque part pour une cérémonie. Le cortège funèbre s'avançait entre deux épaisses haies de spectateurs. Former la haie. Faire la haie. Rompre la haie.

En termes d'Agriculture, il se dit d'une Pièce de bois arrondie qui règne tout le long de la charrue et qu'on nomme aussi FLÈCHE.

haïe

HAÏE. (H est aspirée.) Interj. Un des cris que font les charretiers pour animer leurs chevaux. Haïe, haïe.

haie

Haie, voyez Haye.

haie


HAIE, s. fém. [, monos. long: l'h s'aspire: la haie, et non pas l'haie.] Clotûre d'un champ, faite de ronces, d'épines, d'arbustes épineux, etc. Le long de la haie, derrière la haie. = Figurément, se mettre; se ranger; être en haie, ou des deux côtés, ou d'un seul, en ligne droite; comme font les soldats, quand quelqu'un de leurs Oficiers, quelque Prince, etc. pâsse. On dit dans le même sens, border la haie.