hausse-col

HAUSSE-COL

(hô-se-kol) s. m.
Autrefois grande pièce de fer qui couvrait la poitrine et les épaules des officiers d'infanterie et qui les défendait contre toutes sortes d'armes.
M. de Brissac me fit remarquer un hausse-col, sur lequel la figure du jacobin qui tua Henri III était gravée [RETZ, II, 139]
Le maréchal de Grammont installait ces colonels en leur donnant un hausse-col doré [VOLT., Louis XIV, 29]
Aujourd'hui, petite plaque dorée, en forme de croissant, que les officiers d'infanterie portent au-dessous du cou lorsqu'ils sont de service.
Pour toutes les armes qui s'en servent, le hausse-col est en cuivre doré ; mais par exception il porte au milieu un ornement argenté dans quelques corps dont l'épaulette est blanche [LEGOARANT, ]
Espèce de colibri, de fourmilier, de guêpier, d'alouette, de merle et de pie. Au plur. Des hausse-cols. L'Académie écrit ainsi ; mais on pourrait écrire aussi des hausse-col.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Il estoit armé d'une petite salade ronde et avoit la visiere couverte et armée d'un petit hausse-col de maille d'acier [OL. DE LA MARCHE, Mém. liv. I, p. 299, dans LACURNE]
  • XVIe s.
    Elle se vint jetter à genoux devant son espoux qui n'avoit encores que le hausse-cou et le corselet, et le desarma par ses prieres [D'AUB., Hist. II, 30]
    Sa troupe le trouva abatu sous son cheval mort, et les espées qui lui cherchoient le deffaut du hausse-col [ID., ib. III, 261]

ÉTYMOLOGIE

  • Hausser, col.

hausse-col

HAUSSE-COL. (H est aspirée.) n. m. Ornement imité d'une des pièces de l'ancienne armure; petite plaque en forme de croissant et bombée, ordinairement de cuivre doré, que les officiers d'infanterie portaient au-dessous du cou, lorsqu'ils étaient de service. Des hausse-cols.