hennir

(Mot repris de hennisse)

*hennir

v.i. [ lat. hinnire ]
En parlant du cheval, émettre un hennissement.

hennir

('eniʀ)
verbe intransitif
cheval pousser un cri Le cheval se cabra et hennit devant la barrière.

hennir


Participe passé: henni
Gérondif: hennissant

Indicatif présent
je hennis
tu hennis
il/elle hennit
nous hennissons
vous hennissez
ils/elles hennissent
Passé simple
je hennis
tu hennis
il/elle hennit
nous hennîmes
vous hennîtes
ils/elles hennirent
Imparfait
je hennissais
tu hennissais
il/elle hennissait
nous hennissions
vous hennissiez
ils/elles hennissaient
Futur
je hennirai
tu henniras
il/elle hennira
nous hennirons
vous hennirez
ils/elles henniront
Conditionnel présent
je hennirais
tu hennirais
il/elle hennirait
nous hennirions
vous henniriez
ils/elles henniraient
Subjonctif imparfait
je hennisse
tu hennisses
il/elle hennît
nous hennissions
vous hennissiez
ils/elles hennissent
Subjonctif présent
je hennisse
tu hennisses
il/elle hennisse
nous hennissions
vous hennissiez
ils/elles hennissent
Impératif
hennis (tu)
hennissons (nous)
hennissez (vous)
Plus-que-parfait
j'avais henni
tu avais henni
il/elle avait henni
nous avions henni
vous aviez henni
ils/elles avaient henni
Futur antérieur
j'aurai henni
tu auras henni
il/elle aura henni
nous aurons henni
vous aurez henni
ils/elles auront henni
Passé composé
j'ai henni
tu as henni
il/elle a henni
nous avons henni
vous avez henni
ils/elles ont henni
Conditionnel passé
j'aurais henni
tu aurais henni
il/elle aurait henni
nous aurions henni
vous auriez henni
ils/elles auraient henni
Passé antérieur
j'eus henni
tu eus henni
il/elle eut henni
nous eûmes henni
vous eûtes henni
ils/elles eurent henni
Subjonctif passé
j'aie henni
tu aies henni
il/elle ait henni
nous ayons henni
vous ayez henni
ils/elles aient henni
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse henni
tu eusses henni
il/elle eût henni
nous eussions henni
vous eussiez henni
ils/elles eussent henni

HENNIR

(ha-nir) v. n.
Il se dit du cheval quand il fait son cri ordinaire.
Ils sont devenus comme des chevaux qui courent et qui hennissent après les cavales ; chacun d'eux a poursuivi de même avec une ardeur furieuse la femme de son prochain [SACI, Bible, Jérémie, V, 8]
Les seigneurs s'étant trouvés le lendemain au rendez-vous, le cheval de Darius ne fut pas plutôt dans l'endroit où il avait senti la cavale, qu'il hennit : sur quoi Darius fut salué roi par les autres, et placé sur le trône [ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. II, p. 343, dans POUGENS]
On prétend que les chevaux auxquels on a fendu les naseaux ne peuvent plus hennir ; je n'ai pas été à portée de vérifier le fait [BUFF., Cheval.]
On a vu des chevaux abandonnés dans les bois hennir continuellement pour se faire entendre [ID., ib.]
On a remarqué que les chevaux qui hennissent le plus souvent, surtout d'allégresse et de désir, sont les meilleurs et les plus généreux [ID., ib.]
Renversée, entraînée, à ce choc qui l'étonne, De ses preux chevaliers la troupe l'abandonne, Et son coursier, blessé, hennissant, furieux, Se cabre, se tourmente et l'emporte avec eux [MASSON, Helvét. III]
Hennis d'orgueil, ô mon coursier fidèle, Et foule aux pieds les peuples et les rois [BÉRANG., Ch. du cosaque.]
Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

HISTORIQUE

  • XIe s.
    Cil d'Ociant i braient et henissent [, Ch. de Rol. CCLVII]
  • XIIe s.
    Li sors Geris le destrier pormena ; Trois fois se viutre [vautre], sor les piés se leva ; Si fort heni que la terre sonna [, Raoul de C. 133]
  • XIIIe s.
    Et seulement un palefroi, Qui ne hanisse par effroi, M'amenez, et sus une selle Pour chevauchier à damoiselle [, Bl. et Jeh. 1685]
    Son poitral li laça qui fu de cuir bolis, à une grant estache l'aresna d'un jarris, Li chevaus grate et hene ; moult fait grant pestelis [piétinement] [, Ch. d'Ant. IV, 191]
  • XVe s.
    Je ne hanis pour autre avoine, Que de m'en retourner à Blois ; Trouvé me suis pour une fois Assez longuement en Touraine [CH. D'ORL., Rondeau.]
  • XVIe s.
    En cestuy bruyt fiffres, tabours sonnoient, Trompes, clerons, et chevaulx hanissoient [J. MAROT, V, 29]

ÉTYMOLOGIE

  • Berry, hannir, du latin hinnire.

hennir

HENNIR. (H est aspirée.) v. intr. Il se dit du Cheval quand il fait entendre son cri ordinaire. Ils furent découverts parce qu'un cheval se mit à hennir. Un cheval qui hennit après les juments, qui hennit après l'avoine.

hennir

Hennir, Hinnire.

Hennir à une jument, Adhinnire.

hennir


HENNIR, v. n. HENNISSEMENT, s. m. [L'h s'aspire: hanni, ni-ceman. = Quelques-uns écrivent hannir; mais hennir a plus de partisans.] Ces deux mots expriment le cri ordinaire du cheval. "Le cheval se mit à hennir. "Le hennissement des chevaux.

Traductions

hennir

whinny, neigh

hennir

hinniken

hennir

נהק (פ'), נער (פ'), צהל (פ'), צנף (פ'), צֶנֶף, נָעַר, נָהַק

hennir

renillar

hennir

pruste

hennir

wiehern

hennir

relinchar

hennir

nitrire

hennir

knegge

hennir

relinchar

hennir

gnägga

hennir

[ˈeniʀ] vi [cheval] → to neigh, to whinny