houppelande

*houppelande

n.f.
Anc. Manteau ample et long, sans manches : Un berger vêtu d'une houppelande.

HOUPPELANDE

(hou-pe-lan-d') s. f.
Espèce de douillette ou vêtement long, ouaté, non ajusté, à manches, à col plat, que les hommes mettaient par-dessus leur habit, et que les prêtres portent encore l'hiver par-dessus leur soutane.
Sous sa houppelande Logeait le cœur d'un dangereux paillard [LA FONT., Herm.]
Le sire Jean de Montagu fut conduit du petit château aux halles, haut assis sur une charrette, vêtu de sa livrée, à savoir d'une houppelande mi-partie de rouge et de blanc, le chaperon de même, une chausse rouge et l'autre blanche, des éperons dorés, les mains liées, deux trompettes devant lui [SAINT-FOIX, Ess. Paris, Œuv. t. IV, p. 113, dans POUGENS]
En général, vêtement large qui se met par-dessus l'habit.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Deux ceintures d'or de broderie qui sont assises sur l'espaulle senestre de deux houppelandes [DE LABORDE, Émaux, p. 196]
    L'autre porte une houpelande, L'autre un pourpoint, l'autre un lodier [MACHAUT, p. 119]
  • XVe s.
    Le comte se tourna en une ruelle, et là se fit desarmer par un sien varlet ; et jeter toutes ses armures à val, et vestit la houppelande de son varlet [FROISS., II, II, 156]
  • XVIe s.
    La dicte dame estoit vestue de grant robbe de veloux cramoisy, et sa hopelande de drap d'or [P. CHOQUE, dans LEROUX DE LINCY, Bibl. des chartes, 5e série, t. II, p. 167]
    C'est assavoir de houpelandes plaines de drap de laine et de soye, les unes longues, les autres à my jambes, les autres au-dessus du genouil et les autres cortes ; et aussi de semblables houpelandes entaillées menuement ou grossement [, Ordonn. 5 fév. 1594]

ÉTYMOLOGIE

  • Bourg. ôperande. Huet le tire de Upland, province suédoise ; mais il n'indique rien qui démontre cette étymologie, peu vraisemblable en soi. M. J. Quicherat, rappelant que les Italiens se servaient d'un habit dit palando, se demande si houppelande n'en serait pas venu.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • HOUPPELANDE. - ÉTYM. M. Bugge, Romania, n° 10, p. 163, qui ajoute aux formes congénères l'esp. sopalanda et le portug. opalanda, propose une conjecture sur l'origine fort incertaine de houppelande. Ce serait le latin palla, qui était, comme la houppelande, un vêtement long, non ajusté à la taille que l'on mettait par-dessus son habit. Palla aurait donné oppallare, formé comme oppalliare, obnubilare et appuyé par depallare, qui se trouve dans Tertullien. D'oppallare serait sorti le substantif néo-latin oppallanda (comp. guirlande, offrande, viande, etc.), qui est le français houppelande. Cela est ingénieux, mais manque de soutiens historiques.

houppelande

HOUPPELANDE. (H est aspirée.) n. f. Sorte de vêtement large qui se mettait par-dessus l'habit.

houppelande


HOUPPELANDE ou HOUPELANDE, s. f. [Aspirez l'h: 2e et dern. e muet, 3e lon.] Sorte de casaque. Ce mot a vieilli avec la chôse qu'il exprime. = On ne le dit qu'en plaisantant des longues rédingotes.

Traductions

houppelande

palandrana

houppelande

[ˈuplɑ̃d] nfcloak