hydre

(Mot repris de hydres)

hydre

n.f. [ gr. hudra ]
1. Dans la mythologie grecque, animal fabuleux en forme de serpent d'eau : L'Hydre de Lerne dont chacune des sept têtes repoussait après avoir été tranchée
2. Litt. Mal qui se renouvelle constamment : L'hydre du terrorisme.

HYDRE

(i-dr') s. f.
Terme de mythologie. Hydre de Lerne, serpent fabuleux à sept têtes et à qui elles renaissaient dès qu'on lui en avait coupé une.
Vous savez que les flèches d'Hercule, qui tua ce perfide centaure [Nessus], avaient été trempées dans le sang de l'hydre de Lerne, et que ce sang empoisonnait ces flèches, en sorte que toutes les blessures qu'elles faisaient étaient incurables [FÉN., Tél. X]
Ne faudrait-il pas recommencer tous les jours ? - Je recommencerais. - Ce serait l'histoire de l'hydre de Lerne [CH. DE BERNARD, la Chasse aux amants, § 2]
Fig.
Rome a pour ma ruine une hydre trop fertile, Une tête coupée en fait renaître mille [CORN., Cinna, IV, 3]
Des riens devenaient des hydres dont lui-même [le duc d'Orléans] se trouvait souvent fort embarrassé [SAINT-SIMON, 436, 62]
Il faut savoir séduire, Flatter l'hydre du peuple [VOLT., Mérope, I, 4]
Un homme de lettres, pour peu qu'il ait de réputation, est un Hercule qui combat des hydres ; prêtez-moi votre massue, j'ai plus de courage que de force [ID., Lett. Damilaville, 8 août 1767]
Les Français combattaient dans les alliés une hydre toujours renaissante [ID., Louis XIV, 16]
Au lieu de couper les têtes de l'hydre, ils se bornent à lui mordre la queue [ID., Lett. Schouvalof, 3 déc. 1768]
Lorsque Bossuet descendit dans la carrière, la victoire ne demeura pas longtemps indécise, l'hydre de l'hérésie fut de nouveau terrassée [CHATEAUB., Gén. I, I, 1]
L'hydre de l'anarchie, les factions et les doctrines, considérées comme multiples et renaissantes, qui menacent l'ordre établi.
Terme de blason. Se dit quelquefois d'une couleuvre ou d'un serpent d'eau à sept têtes.
Terme d'astronomie. Constellations australes : l'Hydre mâle ou Serpent austral, et l'Hydre femelle ou Couleuvre.
Terme de zoologie. Genre de reptiles ophidiens correspondant présentement à une section des hydrophides, ou serpents d'eau.
Genre de polypes, où l'on distingue l'hydre verte de Linné.
Une hydre est un composé de plusieurs personnes sur un tronc commun [BONNET, Considér. corps org. Œuv. t. VI, p. 109, dans POUGENS.]
Terme de botanique. Plante du genre cornifle (ceratophyllum demersum. L.) (cératophyllées).
Hydre hydraulique, machine qui, au moyen d'un puits ou d'une petite source, procure une chute d'eau assez considérable pour être utilisée.
Terme d'alchimie. L'hydre des sages ou pierre des sages, la pierre philosophale.

REMARQUE

  • Quelques auteurs ont fait hydre masculin :
    Il avait fait un fort ample recueil De tous les tours que le sexe sait faire ; Pauvre ignorant ! comme si cette affaire N'était un hydre, à parler franchement [LA FONT., ]
    On ne s'avise.... La voix de l'intérêt, de la raison et de l'équité prévalut sur les cent bouches et les cent mains de l'hydre fiscal [RAYNAL, Hist. phil. XVIII, 37]
    [ô duchesse de Berry] L'hydre des factions qui, sorti des ténèbres, A marqué pour ta sœur tant d'époques funèbres, Te fait aussi ton jour de deuil [V. HUGO, Odes, I, 7]

ÉTYMOLOGIE

  • (voy. HYDR....).

hydre

HYDRE. n. f. Nom donné par quelques auteurs à une sorte de serpent muni de longs tentacules, qui vit dans les rivières et dans les étangs. Les hydres mangent le petit poisson.

Il se dit aussi d'un Genre de polypes. L'hydre verte.

Il se dit plus ordinairement d'un Serpent fabuleux que les poètes feignaient avoir sept têtes, et à qui il en renaissait plusieurs dès qu'on lui en avait coupé une. Hercule tua l'hydre de Lerne.

hydre


HYDRE, s. fém. [Îdre; 1re lon. 2e e muet.] Au propre, suivant quelques naturalistes, serpent qui vit dans les rivières et les étangs. — Serpent fabuleux, que les Poètes représentent avec sept têtes, à qui il en renaissait plusieurs, quand on lui en avoit coupé une. = Fig. mal qui augmente à mesûre qu'on fait plus d'éfort pour le détruire. "Cette hérésie est une hydre à cent têtes. * M. Geofroi, ou plutôt aparemment l'Imprimeur du Journal, a fait ce mot masc. "Cette maudite engeance des critiques, cet hydre qui dévore les talens et les vertus. Journ. de Mons.

Traductions

hydre

Hydra, Wasserschlange

hydre

hidra

hydre

hydra

hydre

hidro

hydre

hidra