i

i

n.m. inv.
Neuvième lettre (voyelle) de l'alphabet français.
I,
chiffre romain valant 1.
Mettre les points sur les « i »,
s'expliquer de façon claire et précise pour éviter les ambiguïtés.

I

(i) s. m.
La neuvième lettre de l'alphabet et la troisième des voyelles. Un i. Deux i. La lettre i. Un ï tréma. Un î circonflexe. La voyelle i. Un i long. Un i bref.
C'était, dans la nuit brune, Sur le clocher jauni, La lune, Comme un point sur un i [A. DE MUSSET, Ball. à la lune]
Droit comme un i, très droit. Malgré son grand âge, cet homme est encore droit comme un i. Fig. Il n'est bon qu'à mettre les points sur les i, c'est un homme qui ne s'attache qu'aux minuties dans les œuvres d'esprit, et aussi qui n'a qu'une exactitude minutieuse et inutile. Fig. Il faut avec cet homme mettre les points sur les i, c'est-à-dire il exige une exactitude scrupuleuse, et aussi il importe de prendre avec lui des précautions minutieuses.
Le régent était importuné des entraves continuelles que le duc de Noailles mettait aux opérations de Law, et des points sur les i qu'y mettait son ami le chancelier [SAINT-SIMON, 479, 191]
Mettre les points sur les i, expliquer les choses dans les détails les plus minutieux. On dit d'une façon analogue : Mettre les points sur les i, s'expliquer de façon qu'il n'y ait pas d'erreur possible.
Dans la logique scolastique, l'i était le signe des propositions particulières et affirmatives entrant dans les syllogismes.
I, dans les chiffres romains, signifie un et s'additionne avec les lettres numérales à la suite desquelles on l'écrit ; mais, placé devant un nombre plus grand, il marque un à retrancher : IV vaut quatre ; IX vaut neuf.
Sur les anciennes monnaies de France, I indique qu'elles ont été frappées à Limoges.

REMARQUE

  • 1. On met un point au-dessus de l'i, excepté quand il est majuscule : Isaac, Italie.
  • 2. On met un tréma sur l'ï, pour indiquer que, dans la prononciation, il doit se séparer de la voyelle qui précède : Achaïe, faïence, Moïse, ambiguïté.
  • 3. Lorsque, dans une syllabe, l'i se joint à la consonne qui le suit, sans être précédé d'une autre voyelle, il conserve sa prononciation naturelle, à moins que la consonne avec laquelle il se trouve joint ne soit une m ou une n illustre, irrégulier, issue. Mais dans impression, imprudent, impassible, printemps, brin, fin, lin, et autres semblables, le son de l'i se perd et il se forme une voyelle nasale dont le son ne peut être figuré et doit être perçu directement par l'oreille. Cependant, si l'm auquel i est joint se trouve redoublée, cette voyelle reprend sa prononciation naturelle, comme dans immédiat, immersion, immense, etc. Il en est de même lorsque l'n qui se trouve après l'i est suivie d'une voyelle ou d'une h non aspirée, comme dans inaction, inattendu, inexorable, inouï, inusité, inhabile, etc.
  • 4. I s'unit avec a, e, u et ou pour former des diphtongues, comme dans : mail. bataille, pied, premier, nuit, buis, oui, etc.
  • 5. Il se joint souvent aux voyelles a, e et o pour représenter des sons très différents du son qui lui est propre. Ainsi dans : faire, peine, ai et ei se prononcent ê, è.
  • 6. I au milieu d'un mot est remplacé par y : 1° dans les mots où il se dédouble, comme dans payer, où l'on entend pè-ier ; 2° dans les mots dérivés du grec, où il exprime l'upsilon de cette langue, comme dans hymen, martyr.
  • 7. La lettre i s'élide dans la conjonction si avant le pronom masculin il, ils, tant au singulier qu'au pluriel : Il viendra s'il veut ; ils auront tort s'ils se fâchent.
  • 8. Autrefois on admettait deux i, l'i voyelle qui est notre i, et l'i consonne qui est notre j. C'est avec toute raison qu'on a fait cesser cette confusion.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Après vous conterai de l'i ; N'i a meillor lettre de li ; Plus est au mont [monde] li delis cors [le plaisir court], Que de l'i n'est petis li cors, Senefiance de l'ABC [JUBINAL, t. II, p. 278]

ÉTYMOLOGIE

  • I latin, qui est l'iota grec, lequel provient de l'i, des alphabets semitiques, de iod, la main.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • I. - REM. Ajoutez :
  • 9. Dans immanquable et quelques autres, les deux m ne se dédoublent pas et l'on prononce in-manquable, et non i-mmanquable, comme on prononce i-mmense.

i

I. n. m. La neuvième lettre de l'alphabet. Elle représente une des voyelles. La lettre I. Faire un i, un petit i, un grand I. Deux i. On met un point au-dessus de l'i, excepté quand il est majuscule : Isaac, Italie. On met un tréma sur l'i pour indiquer que, dans a prononciation, il doit se séparer de la voyelle qui précède ou qui suit : Achaïe, faïence, Moïse, ambiguïté, ïambe. Un ï tréma. Un î circonflexe. La voyelle I. Un i long. Un i bref.

Fig., Mettre les points sur les i. Préciser, entrer dans le détail, déterminer les points essentiels dans une contestation.

Fig. et fam., Il faut avec cet homme mettre les points sur les i, il faut être avec lui d'une exactitude scrupuleuse; et, dans un autre sens, il faut prendre avec lui les plus grandes précautions.

Fam., Droit comme un I, Très droit. Malgré son grand âge, cet homme est encore droit comme un I.

i

I Est adverbe local, et proprement servant à la tierce personne, comme, Il a quantité de statues, Permultae illic aut ibi sunt statuae, Et si bien on dit, Il y a en vous beaucoup de vices, In te innumera sunt vitia, Il n'est pourtant local en la seconde personne, ains est celle seconde personne prinse en lieu de tierce, comme si on disoit, où tu es, il y a beaucoup de vices, Vbi tu loci es, Ibi ingens vis est vitiorum, On l'escrit communéement par ypsilon, mais erronéement car il vient de ibi, Latin.

i


I, s. m. est la 9e Lettre de notre Alphabet, et elle est tout-à-la-fois voyelle et consonne. Quand elle est voy. elle s'écrit I et i, et quand elle est consone, J et j. = L', avec deux points, que les Imprimeurs apèlent ï tréma, sert à marquer que cet i doit être détaché, dans la prononciation de la voyelle précédente, comme dans aïeul [pron. a-ieul.] Voyez A, au comencement, et . = L'I voyelle n'est pas diférent en français, de celui des aûtres langues de l'Europe. Les Allemands ont ce même son dans irren; les Anglais dans iniquity; les Italiens dans finire; les Espagnols dans ir. = Le son de l'J consone, devant toutes les voyèles, est le même que celui du g devant e et i. L'on prononce Jesus comme Gesus. Les Étrangers doivent faire atention à la prononciation de cette lettre, qui est bien diférente de celle que lui donent les autres Nations de l'Europe. Car les Italiens et les Anglais la prononcent plus fortement, et comme si elle était précédée d'un d; les Espagnols lui donent le son du k; les Allemands ne la distinguent pas de l'i voyèle, et prononcent jeune comme ieune. = L'J consone aproche beaucoup, pour la prononciation, du ch français, de sorte que l'J est un ch radouci, et le ch un J prononcé fortement. C'est pourquoi plusieurs prononcent ajevé, jeval, au lieu de achevé, cheval; et des Musiciens, Chesus, Cherusalem, pour Jesus, Jérusalem. = Pour la prononciation de l'i devant l'm et l'n: Voyez IM, IMM et IN.
   IA: ces deux voyelles ne font une diphtongue, une seule syllabe que dans diable, diantre, diamant, fiacre et leurs dérivés. L. T. Ajoutez y viande, qu'on prononçait autrefois vi-ande.

Traductions

i

ـِιи (i)
nom masculin invariable
lettre de l'alphabet

I

i [i] nm inv → I, i
I comme Irma → I for Isaac (Grande-Bretagne), I for Item (USA)