il

il, ils

[ il] pron. pers. [ lat. ille, celui-là ]
Désigne la 3e pers. du masc. dans la fonction de sujet : Il exerce le métier d'architecte. Ils jouent aux échecs.

il

pron. indéf.
Sert à introduire des verbes impersonnels : Il pleut. Il y a plusieurs grottes dans la région. Il importe que vous soyez présent.
ILIngénierie Logicielle
ILIntensification Lumineuse

il

IL. (fém. ELLE, pl. : ILS.) Pronom personnel masculin. Il désigne la Personne ou la chose dont il est question dans le discours et ne s'emploie que comme sujet d'un verbe. Votre frère va venir, il est prêt. J'ai lu cet ouvrage, il est bien écrit. Ces gens-là sont pressés, ils courent.

Il se met ordinairement avant le verbe, sauf 1° dans les interrogations et dans certaines phrases exclamatives. Que fait-il? Où sont- ils? Dort-il? Boit-il? Est-il barbare? Avec le t euphonique : Qu'a-t-il dit? Viendra-t-il? Aime-t-il le jeu?

2° Dans certaines phrases affirmatives, telles que : Alors, dit-il, nous résolûmes d'agir. Quoi? s'écria-t-il. Dût-il s'en fâcher. Toujours est-il certain que j'étais excusable. Il aura la place, encore faut-il qu'il travaille.

Il est aussi de sens neutre, par suite invariable et s'emploie :

1° dans les verbes impersonnels, Il pleut, il vente, il neige, il fait beau;

2° dans les expressions Il y a, il y avait, il y eut, il faut;

3° devant les verbes dont le sujet, nom, infinitif ou proposition, est mis après le verbe. Il vient beaucoup de monde. Il est honteux de mentir. Il est douteux qu'il vienne. Le verbe reste au singulier, bien que le véritable sujet soit au pluriel. Il est venu deux personnes. Il est survenu de fâcheux événements.

IL, neutre, a le sens de Cela dans l'expression Il est vrai, intercalée dans une phrase. Je devais partir, il est vrai, mais j'en ai été empêché.

il

Il, m. Pronom demonstratif de la tierce personne, Ille. Dont il vient par apocope, Is, Ipse. Il est venu, Ille, is, ipse venit. Quelquefois est une partie expletive, et tantost se met devant, comme, Il est besoing qu'il face cela, Opus est hoc ab illo fieri. Ce qui advient à ce mot Italien Egli. Et tantost est postposé, sçavoir est en maniere de parler interrogative, comme, Faut il que je meure? Me ne mori necesse est?

Il, ab Ille, Is, Ipse, Ipsum, Illud.

Il est ainsi, Sic est.

Il faut, Oportet.

Il ne s'en faut rien que je ne soye miserable, Nihil abest quin sim miserrimus.

Ou est il? Vbi is est?

C'est bien d'adventure s'il n'est en la maison, Mirum ni domi sit.

Je m'enquerray s'il y a point aucun qui cognoisse le jeune compagnon, Percontabor ecquis adolescentem nouerit.

Je demande s'il y a point aucunes lettres, Quaero ecquid literarum.

Je luy demande s'il veut rien mander, Rogo num quid velit.

On ne sçait s'il retournera aujourd'huy, Numquid redeat incertum hodie.

il


IL, ILE, terminaison du masculin de certains adjectifs: Subtil, puéril, civil, vil, etc. agile, facile, stérile, utile, etc. La raison de cette diférence, qui ne parait dabord que le fruit du caprice, vient, selon le P. Bouhours, de la diférence de la quantité prosodique de ces adjectifs en latin. Ceux, qui ont l'i bref, se terminent en ile en français, agilis, facilis, sterilis, utilis, etc. Ceux, qui ont l'i long finissent en il, subtilis, civilis, etc. = L' Acad. avait dabord mis puérile dans les deux genres; mais ensuite elle a mis puéril au masculin.

il


IL, ELLE, pron. pers. de la 3e persone. Sa déclinaison est, il, elle; de lui, d'elle; à lui, à elle, ou, lui, le la; de lui, d'elle: Au plur. Ils ou eux; d'eux, à eux; ou leur; les ou eux, d'eux. Voy. LUI et EUX. Voyez aussi les règles des pronoms personels au mot MOI. = 1°. Dans le pronom de la 3e persone, les mots, il, ils; elle, elles, peuvent s'employer pour toutes sorte d'objets, quand ils sont le nominatif de la phrâse. Ainsi parlant de prés, de montagnes, de rochers, on pourra dire: ils sont fleuris, elle est fort haute; il est escarpé: mais s'ils étaient nominatifs régis, il n'en serait pas de même; car, en parlant d'une montagne, on ne pourrait pas dire, c'est elle, qui est fort haute: il faudrait dire, c'est celle là, qui, etc. ou prendre un aûtre tour. = 2°. Lui, au datif, se dit de tous les animaux, aussi bien que leur. "Coupez-lui les aîles: donez-leur à manger. = 3°. On emploie Il et Elle dans tous les câs, quand on parle des persones et des objets personifiés, comme des vertus, des sentimens, des passions, etc. = 4°. Dans la conversation, on atribûe souvent aux animaux ce qui ne convient qu'aux Hommes. On dira d'une Dame, qui aime fort son chien, elle n'est jamais sans lui. = 5°. Dans les ocasions, où il faudrait éviter de mettre il ou elle, qui seraient le régime de quelque préposition; au lieu de cette préposition on met un adverbe correspondant, et on retranche le régime. Au lieu de dire d'un arbre, on était autour de lui, on dira, on était à l'entour; et parlant d'un cheval, on ne dira pas: montez sur lui, mais montez dessus. Dans ces ocasions, quelques prépositions deviènent adverbes, sans rien changer dans le mot. On ne peut pas dire d'un arbre, mettez-vous vis-à-vis de lui, mais on dira, mettez-vous vis-à-vis, en retranchant de lui. Dites-en de même des prépositions, à côté, à l'oposite, à couvert, à l'abri, au deçà, auprès, au delà, au-dessus, loin, proche, au travers, contre, etc. La prép. sans ne devient jamais adverbe. On ne dira pas, il ma faut ma canne, je ne puis être sans, ni, je ne puis être sans elle; (le 1er est un provençalisme) on prendra un aûtre tour, et l'on dira: je ne puis m'en passer. = 6°. Ces pronoms personels de la 3e persone s'acordent en genre et en nombre avec leurs substantifs; et ils se mettent au câs que demande le mot, dont ils sont suivis. "Cette femme, est une sote: on se moque d'elle. Elle est au singulier et au féminin comme femme, et à l'ablatif que régit se moquer. = 7°. Il et ils se mettent immédiatement devant le verbe; et ils souffrent tout au plus après eux les aûtres pronoms personels. "Il m'a doné, ils nous ont fait, etc. — Dans les interrogations, ils se mettent après le verbe, et dans les tems composés devant le participe. "Que demande-t'il? Que veut-il? Qu'ont-ils fait? — Remarquez que quand le verbe ou l'auxiliaire ne finit pas par un t, on ajoute ce t à la voyèle qui le termine, qu'a-t'il voulu dire? que souhaite-t' il? = 8°. Il se met aussi devant les verbes impersonels, ou employés impersonellement: il pleut, il tonne, il fait froid, il faut que, etc. "Il est arrivé un accident, il est des gens qui; il y a du plaisir à, etc.
   Rem. I. Comme Il et Elle supléent pour les noms, qu'on ne veut pas répéter sans cesse, il semble qu'ils ne devraient pas être employés, quand les noms sont exprimés. On trouve ridicule dans le peuple, qu'il dise: mon frère il m'a dit: ma soeur Sophie elle m'a écrit, etc. Cependant, quand il, elle, sont éloignés des noms qu'ils représentent plusieurs Auteurs, et des plus hupés~, n'ont pas fait dificulté de les employer avec ces mêmes noms; ce qui est un double emploi peu nécessaire et peu régulier. "Licinius étant venu à Antioche, et se doutant de l'impostûre, il fit mettre à la question les Prophètes de ce nouveau Jupiter. Fonten. Cet il est là inutile, et fait un mauvais éfet.
   Dans cette gracieuse attente
   Aminte, l'amitié constante,
   Entrerenant mon souvenir,
   Elle endort ma peine présente
   Dans les songes de l'avenir.
       Gresset.
Elle n'a d'utilité, en cet endroit, que pour fournir deux syllabes de plus au Poète. "Alexandre, pour faire plus d'honeur à l'Iliade d'Homère, il la mit dans cette riche cassette. Rapin. "Ce grand Prince (Salomon) entreprenant de faire le portrait d'une femme forte... il étudie tous ses traits, etc. Mascaron. Ce pronom est dans toutes ces phrâses contre l'usage, et contre le génie de la Langue. = Au reste, cela se doit entendre, quand le substantif précède; car, quand il suit, le tour est élégant, et depuis quelque tems surtout, il a pris grande faveur. Il sert à rompre l'uniformité de la construction, et à faire que le verbe puisse précéder le sujet, (le nominatif) c'est le tour favori de Neuville. "Ils sont râres, parmi ceux-mêmes, qui font profession de piété, les hommes assez éclairés pour conoître toute l'étendue de la Sainteté Évangelique. "Il viendra le jour où seront jugées les justices des hommes. "Ils sont râres les hommes, qui se piquent de ne rougir de rien. = Ce tour est encôre plus régulier dans les interrogations.
   J'entends du Libertin murmurer l'insolence,
   Où sont-ils ces objets de ma reconoissance?
       L. Rac.
Où sont-ils ces objets, est plus fort et plus énergique que si l'on disait simplement, où sont ces objets? = Remarquez que, quand on emploie ce tour dans les câs obliques, c. à. d. autres que le nominatif, on peut faire précéder le nom, mais alors il faut lui doner le même signe du régime qu'au pronom qui le suit: d'un homme, qui ne s'aime que lui-même, que peut-on en atendre? "À~ un homme qui exige trop, qui est indiscret dans ses demandes, souvent on ne veut rien lui acorder. = Il y a des exemples contraires à cette règle, que je crois fondée en raison. Il y a des Auteurs, qui mettent toujours le nom au nominatif, quoique le pronom correspondant soit à un aûtre câs. "Une âme noble et élevée, la grace lui montre... le honteux esclavage des indignes atachemens. Neuville. Le rang usurpé dont ils tombent (les Anglais) la France s'y trouve replacée sans efforts et sans inspirer d'alarmes. Linguet. J'aimerais mieux dire, à une ame;au rang, etc.
   II. Il, ils, elle, elles, tenant la place des noms, dont on a déjà parlé, ne doivent pas en être séparés par de longs intervales: autrement ils jettent de l'obscurité et de l'embârras dans le discours. Qu'on en juge par ce morceau de l'Hist. du Parl. de Paris. "De l'humiliation, où le Parlement fut plongé par le Cardinal de Richelieu, il monta tout d'un coup au plus haut degré de puissance, etc. Et après dix lignes. "Il l'exerça librement dans toute sa plénitude. Volt. Ce 2d il, si fort éloigné du mot Parlement, qu'il représente, arrêterait et embârrasserait le Lecteur, si la force du sens ne venait à son secours. — Pour éviter l'équivoque, on répète le mot, précédé ou suivi de je dis, je veux dire, ou autre explication semblable. "M. de Coulanges arriva hier de Versâilles... Il est aussi content que le peut l'être le Maréchal de Villars. Tout Paris dit qu'il va être Duc; je ne dis pas Mr. de Coulanges. Mde de Coul. — Il faut pourtant éviter d'avoir besoin de ces correctifs, qui rendent le style lâche et traînant.
   III. Ce pronom peut faire des équivoques d'une aûtre manière; en ce qu'il peut se raporter au sujet comme au régime. Ex. Hypéride a imité Démosthène en tout ce qu'il a de beau. Il se peut raporter à Hypéride comme à Démosthène. Il falait dire, suivant le sens qu'on avait en vûe. "Tout ce qu' Hypéride a de beau est imité du célèbre Démosthène. Ou "Hypéride a imité tout ce que Démosthène a de beau. Wailly.
   IV. Il, comme les aûtres pronoms relatifs, ne doit pas se raporter à un nom pris indéfiniment. Les phrâses suivantes ne valent rien. "Le Légat publia une Sentence d'interdit... il dura sept mois, etc "Octavien déclare en plein Sénat qu'il veut lui remettre le gouvernement de la République. Il faut dire: "Le Légat publia une Sentence d'interdit... et cet interdit dura, etc. "Octavien déclare au Sénat assemblé qu'il veut lui remettre, etc. Id.
   V. Il, comme tous les relatifs, doit se raporter au sujet de la phrâse précédente: aûtrement le discours manque de clarté. Si cet homme secouru eût pénétré les intentions de son bienfaiteur, ne serait-il pas dispensé de la reconaissance? Il l'aurait sans doute laissé succomber à ses malheurs, sans une circonstance qui a fait agir son zèle aparent. — Le 1eril se raporte à cet homme secouru; et le 2d, à son bienfaiteur, ce qui met du louche dans la phrâse. = "Il doit être considéré comme le Père du Monastère, puisque c'est par ces soins qu'il subsiste. Ces deux il, dont l' un se raporte à un Religieux, et l'aûtre au Monastère, sont au moins une négligence de style.
   VI. * Anciènement, on retranchait le pron. il aux verbes impersonels: on disait, faut voir, pour il faut voir; y a pour il y a; lui sera doné, pour, il lui sera doné, etc.

Traductions

il

er, es, ihm, ihn, seiner, o, onhe, it, himhet, , hem, 'ie, 'm, 't, er, menהוא, הוּאαυτός, αυτόĝi, liél, lohän, seegli, esso, lui, ciそれ, 彼, それは, 彼は그, 그 남자, 그것on, ono, toelон, он, она, оноden, han, detهُو/هِي, هُوَon, toden, hanon, toden, handiretor, ele, pronome que se refere a coisas inanimadasเขาผู้ชาย, มันoanh ấy, nó, (il)
pronom personnel
1. désigne la personne ou la chose dont on parle Il est gentil. Ils sont venus.
2. introduit des verbes impersonnels Il fait chaud. Il faut y aller. il y a qu'est-ce qu'il y a ?

il

[il]
pron
(sujet) (= personne) → he
Il est parti ce matin de bonne heure → He left early this morning.
(sujet) (= chose) → it
Méfie-toi de ce chien: il mord → Be careful of that dog: it bites.
(en tournure impersonnelle) → it
Il neige → It's snowing.
Il pleut → It's raining.
voir aussi avoir ils
pron pl → they
Ils nous ont appelés hier soir → They phoned us last night.
Les journaux? Ils traînent par terre → The papers? They're on the floor.