importation

importation

n.f. [ de 1. importer ]
1. Action d'importer, de faire entrer dans un pays : L'importation de pétrole nous coûte cher exportation
2. (Surtout au pl.) Ce qui est importé : Depuis la crise, les importations sont en chute libre exportation

IMPORTATION

(in-por-ta-sion ; en vers, de cinq syllabes) s. f.
Terme de commerce. Action d'importer. L'importation de ces marchandises est prohibée. Fig.
Il me paraît qu'on maltraite un peu en France les pensées et les bourses ; on craint l'exportation du blé et l'importation des idées [VOLT., Lett. Chabanon, 28 sept. 1770]
Les marchandises mêmes qui sont importées.
En 1776, les importations des Vénitiens se réduisirent à 755, 035 livres, et leurs exportations à 820,062 livres [RAYNAL, Hist. phil. XI, 3]
Introduction d'une race domestique étrangère dans une localité donnée. Transport d'une maladie contagieuse d'un pays dans un autre. L'importation du choléra en Europe.

ÉTYMOLOGIE

  • Importer 1.

importation

IMPORTATION. n. f. T. de Commerce. Action d'importer. L'importation de ces marchandises est prohibée. Permettre l'importation des blés étrangers. Article d'importation. Commerce d'importation. Agents d'importation.

Il se dit aussi des Marchandises importées. Les importations ont été beaucoup moins considérables que les exportations.

Il se dit, par analogie, du Transport d'une maladie d'un pays dans un autre. L'importation du choléra en Europe. Fig., L'importation de modes étrangères. L'importation d'idées subversives.

importation


IMPORTATION, s. f. IMPORTER, v. act. [Inporta-cion, : 1re lon. dern. é fer. au 2d.] Ils se disent de l'action de faire arriver dans son pays les productions étrangères, comme exportation, exporter, signifient l'action de porter chez les étrangers les productions de son pays. Ces quatre mots ne datent pas de bien long-tems, mais ils sont fort employés dans les livres, qui traitent du comerce. Nous les devons aux Anglais. Les Néologues comencent à les employer au figuré. "Les Souverains du Nord, qui ont favorisé dans leurs États l'importation de notre doctrine philosophique, corruptrice des moeurs et du goût, ont choisi le plus court moyen pour y empoisoner et tarir la source des bonnes lettres et des beaux arts. Ann. Lit.
   IMPORTER, v. n. Il ne s'emploie qu'à l'infinitif et aux troisièmes persones du singulier. Être de conséquence. "Cela ne lui peut importer de rien, ne lui importe en rien. = Il est le plus souvent employé comme impersonel, avec le datif des noms et l'infinitif des verbes avec de, ou le subjonctif avec que. "Il lui importe de partir promptement: il importe à vos associés que vous partiez sur l'heûre. Sur quoi vous pouvez remarquer que quand le verbe régi se raporte au câs, il faut se servir de l'infinitif, et que quand il ne s'y raporte pas, du que avec le subjonctif. Car si l'on disait, il importe à vos associés de partir sur l'heure, on dirait tout autre chôse que ce que l'on veut dire, et l'on énoncerait la nécessité du départ de vos associés, et non celle de votre départ. = Dans la phrâse négative ou interrogative, on retranche quelquefois le pron. il, et quelque fois la particule négative pas. "Il faut que le bien soit conu, il n'importe par quelle voie. Marm. On pourrait dire aussi, n'importe sans il. "N'importe que tout soufre, pourvu que vous vous contentiez. "Qu'importe, ou que vous importe que les aûtres manquent de tout, pourvu que vous ne manquiez de rien? — C'est surtout dans l'interrogation qu'il faut retrancher le pronom il. * "Qu'importe-t'il de mourir vingt ans plutôt, pourvu que le cours de la vie ait été bien employé? Du Plaisir. Il falait qu'importe que nous mourions, ou, que nous importe de mourir, etc.
   REM. Montesquieu et Racine lui font régir la prép. de devant les noms. "Si en général le caractère est bon, qu'importe de quelques défauts, qui s'y trouvent? Esprit des Lois.
   Et que m'importe hélas! de ces vains ornemens?
       Bérenice.
L'Ab. d'Olivet a critiqué ce vers: l'Ab. Des Fontaines et Racine. Le Fils le justifient: à la bone heure, pourvu qu'on conviène que le régime est irrégulier: c'est tout ce qu'on prétend. — Campistron a dit aussi.
   S'il faut vous perdre hélas!que m'importe du reste?
Et Vertot: "Il leur importoit peu du succês du Siége, pourvu que leurs Généraux n'en eussent pas la gloire. Il falait dire; le succês du Siège leur importait fort peu, etc. = Nous remarquerons à ce propôs, qu'ils ont tort ceux qui croient qu'importer n'est que verbe impersonel: il est quelquefois verbe neutre, ayant un sujet (un nominatif) autre que le pronom il; toujours pourtant de la 3e persone. "Qu'importe la vérité de l'imitation, pourvû que l'illusion y soit? J. J. Rouss. Cela étant, avec le nom au pluriel, on ne doit pas dire qu'importe, mais qu'importent. "Qu'importe, dit l'Ab. des Fontaines, les plaintes et les murmures des Auteurs, si le Public s'en moque? Il devait dire, qu' importent? = N'importe quel, ou lequel est du style familier. "À~ l'éfet de rapeler les Oficiers, Soldats et Matelots, employés dans n'importe quel service étranger. Journ. Polit. de Gen. "J'ai lû dans un Auteur, n'importe lequel, etc.

Synonymes et Contraires

importation

nom féminin importation
Action d'importer quelque chose.
Traductions

importation

import, importationיבוא/ייבוא (ז), יְבוּא/יִבּוּאimport, invoerdovozImportεισαγωγήimportaçãoimportazione, importazioniإِسْتِيرَادٌimportimportaciónmaahantuontiuvoz輸入수입품importimportимпортimportสินค้านำเข้าithalhàng nhập khẩu进口货внос (ɛ̃pɔʀtɑsjɔ̃)
nom féminin
fait d'acheter des produits à l'étranger

importation

[ɛ̃pɔʀtasjɔ̃] nf
(= action) → importation; [nouveauté] → introduction
(= produit) → import