impugner

IMPUGNER

(in-pu-gné) v. a.
Attaquer, combattre une proposition, un droit.
Ceux qui ne travaillent pas tant à bien concevoir une chose qu'à l'impugner et contredire [DESC., Rép. aux cinquièmes object. 18]
Ici notre auteur promet de n'impugner les opinions de personne, mais seulement de répondre aux questions... [ID., Remarques sur les septièmes objections, 2]
Les Anglais, après s'être soumis au jugement rendu en faveur de la loi salique, ne fondèrent leurs prétentions qu'en impugnant de nouveau cette loi fondamentale [SAINT-SIMON, 361, 22]
En confirmant les faits que quelques critiques ont impugnés et niés mal à propos [BUFF., De l'homme, Variétés.]

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Comme il appaire qu'Aristote vueille clerement enseigner la verité, et par consequent impugner Platon, Socrate [CHRIST. DE PISAN, Charl. V, III, 68]
  • XVIe s.
    Pourtant toutes les raisons qui combattent aussi bien contre la circoncision, ne sont à recevoir pour impugner le baptesme [CALV., Inst. 1080]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. impugnar, enpugnar, enpunhar ; espagn. impugnar ; ital. impugnare ; du lat. impugnare, de in, en, contre, envers, et pugnare, combattre, de pugnus, poing (voy. ce mot).