l

l

[ ɛl] n.m. inv.
Douzième lettre (consonne) de l'alphabet.
L,
chiffre romain valant cinquante.

L

(èl) s. f.
et, dans la nouvelle épellation, L (le), s. m. Lettre consonne, la douzième de l'alphabet. LL double, quand elle est précédée d'un i, se prononce mouillée, comme dans paille, bouteille, fille, etc. ; il faut se garder de confondre cette prononciation, comme font plusieurs, avec celle de l'y grec, et de dire pa-ye, bou-tè-ye, fi-ye. L se prononce comme ll dans certains mots, par exemple : péril. L, initiale du mot Louis, se trouve sur les monnaies des rois de France qui ont porté ce nom. L, dans les chiffres romains, est le signe numérique de 50. XL fait 40. Surmontée d'une ligne horizontale, L ( avec un tiret au-dessus) vaut 50 000. L est la marque de la monnaie frappée à Bayonne.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Lettre, langage, loi ensemble Senefie L, ce me semble ; L est mout longue, de haut pris, Senefiance de l'ABC [JUBINAL, t. II, 280]
  • XVIe s.
    Considérons ces deux lettres que les uns appellent mignardes, les autres molles, l et n [il s'agit de ll mouillées et de gn] [PASQUIER, Lettres, t. I, p. 138]

ÉTYMOLOGIE

  • Latin, l ; le grec, pris de l'alphabet phénicien.

l

L. n. f. La douzième lettre de l'alphabet. Elle représente une des consonnes. On la prononce elle. Une L majuscule.

Cette lettre, quand elle est double et qu'elle est précédée de ai, ei, oui, se prononce comme un y. Travailler, maille, bailler, veiller, recueillir, fouiller, grenouille. Elle se prononce de même dans quelques mots où elle n'est précédée que d'un i, comme dans ceux-ci, Fille, quille, briller, et dans plusieurs autres qui sont indiqués en leur lieu.

La même prononciation est suivie dans les mots qui finissent en ail, eil, ueil et ouil, comme Travail, réveil, cercueil, oeil, fenouil.

Dans quelques mots, comme Vil, subtil, puéril, etc., on fait sonner l'l; on ne la prononce point dans quelques autres, tels que Sourcil, outil, baril.

l


L, s. fém. Suivant l'anciène prononciation, èle: 1re è moy. 2e e muet; et s. m. suivant la nouvelle, le, e muet. "Une L: un L. = C'est la 12e lettre de l'Alphabet et la 9e des consones. C'est aussi une de celles qu'on apèle liquides, parce que leur prononciation a beaucoup de douceur. Placée entre une de ces consones qu'on apèle muettes et une voyelle, elle rend la syllabe plus douce, comme dans blesser, cloche, flame, plante, etc. = Le son de l'l française se trouve dans le mot Allemand loben, dans l'Anglais labour, dans l'Italien lavare, dans l'Espagnol leer. = À~ la fin des mots, souvent elle ne se prononce pas, comme dans baril, chenil, nombril, persil, gentil, sourcil, outil, fusil, saoul, (ou plutôt soul) Toul, cul; qu'on prononce bari, cheni, persi, etc. M. Marin est du sentiment que dans Toul (Ville) il faut prononcer l'l — Dans ces quatre mots, fol, col, mol, sol (monaie) elle prend le son de l'u: on dit: fou, cou, mou, sou; on l'écrit méme ainsi aujourd'hui. — D'autrefois l'l finale se prononce, ou simplement, comme dans fil, ou mouillée, comme dans Avril, qu'on prononce à peu près comme s'il était ecrit avrigle. Dites en de même d'orgueil, travail, soleil, sommeil. = Cette l mouillée est toujours précédée d'un i, lequel est tantôt seul, tantôt précédé d'une voyelle ou d'une diphtongue. Il est seul dans péril, il est précédé d'une voyelle dans travail, d'une diphtongue dans bouillir, deuil, etc. — L'l mouillée est surtout à remarquer au milieu du mot, comme dans bataille, vermeille, famille, recueille, (ou mieux recueuille) bredouille, etc. Les Italiens ont un son semblable; c'est leur gli: et bataille se pron. comme s'il était écrit bataglie. — C'est une prononciation très-vicieuse que celle qu'on substitue très-comunément à celle de l'l mouillée. On prononce fie, oré-ie, pâ-ie, Ver-sa-ie, etc. Ce défaut n'est pas moins comun à Paris que dans les Provinces. = l'l redoublée après l'i est ordinairement mouillée. Il est pourtant des mots où elle ne se prononce que comme une seule l simple, comme ville, subst., mille, distille, imbécille, syllabe, tranquille, etc. Il serait à souhaiter qu'on n'écrivit qu'une seule l à tous ces mots. — Dans ceux où l' l est redoublée, sans être précédée d'un i, on ne la mouille pas, mais ordinairement on n'en prononce qu'une; allumer, collège, etc. Pron. alumé, colège. Dans un Discours de M. Godeau, qui est à la tête du IIIe vol. des OEuvres de Malherbe, on troûve toutes les doubles ll suprimées: on y voit écrits cruèle, excèlente, vile, subst. Cette ortographe n'a pu prendre, malgré les tentatives réitérées que quelques Auteurs ont fait de tems en tems pour la faire pâsser. Nous ferons toujours de voeux pour que l'usage l'adopte, soit pour simplifier l'ortographe, soit pour faciliter la prononciation aux étrangers et aux français illitérés, et pour certains mots même aux Gens de lettres. On ne conserverait la double l que quand elle est mouillée, abeille, famille, citrouille, etc.

Traductions

l

لλлlлllll (ɛl)
nom masculin invariable
lettre de l'alphabet

L

l [ɛl]
nm inv → L, l
L comme Louis → L for Lucy (Grande-Bretagne), L for Love (USA)
abr
(unité de mesure) (=litre) → l
(ÉDUCATION) L ès L = licence ès lettres
L en D = licence en droit