légation

(Mot repris de légations)
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légation

n.f.
1. Représentation diplomatique qu'un État entretient dans un pays où il n'a pas d'ambassade.
2. Bâtiment occupé par cette représentation diplomatique.

LÉGATION

(lé-ga-sion ; en vers, de quatre syllabes) s. f.
Mission.
Il attend maître Gille, et le trouve un peu lent à lui présenter sa créance ; Maître Gille enfin en passant Va saluer Son Excellence ; L'autre était préparé sur la légation : Mais pas un mot.... [LA FONT., Fabl. XII, 21]
Saint Ambroise envoya d'abord un courrier à Valentinien, pour lui rendre compte du mauvais succès de sa légation [auprès de Maxime] [FLÉCH., Hist. de Théodose, III, 73]
Warburton, dans son très étrange livre de la divine légation de Moïse, prétend.... [VOLT., Philos. Déf. de Bolingbr. XI]
Fonction de légat.
Les légats à latere ne pouvaient exercer leur légation en France sans permission du roi, et sans avoir fait vérifier au parlement leurs lettres de légation [, Dict. de l'Acad.]
Il quitta l'habit de cardinal et toutes les marques de la légation [FLÉCH., Vie de Commendon, dans RICHELET]
Nom de six divisions administratives des États de l'Église. Particulièrement. Nom qui était donné au Boulonais et au Ferrarais.
Le temps que durent les fonctions d'un légat. Cela se passa pendant sa légation.
Terme de diplomatie. Commission que quelques puissances donnent à une ou plusieurs personnes, pour aller auprès d'une puissance étrangère. Il y a des conseillers et des secrétaires de légation.
Lorsque l'envoyé d'un prince paraît revêtu de l'autorité du prince qui l'envoie, et qu'il fait les fonctions de sa légation [MASS., Confér. Cond. des clercs dans le monde.]
Collectivement. Non-seulement l'ambassadeur, l'envoyé ou le ministre plénipotentiaire, mais encore les conseillers, les secrétaires employés sous lui et payés par le gouvernement. La légation anglaise. La légation de Russie. L'hôtel que ces personnes habitent. Je suis allé à la légation de Suède.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Sor si faite ovre desleiée [perfide, sans loi] E sur iteu legation, U [où] li dus n'entent se bien non, Fu il deceüz.... [BENOIT, II, 12137]
  • XIVe s.
    Ceste legation fut mesprisée de tous, ne n'i ot ville ne cité qui à ce se acordast [BERCHEURE, f° 10]
  • XVe s.
    Le pape devoit envoyer deux cardinaux en legation en la cité d'Arras [FROISS., I, I, 144]
    Cependant que le dit herault estoit allé faire sa legation [MONSTREL., t. III, p. 12, dans LACURNE]
  • XVIe s.
    L'université s'opposa à la verification des bulles de la legation du cardinal d'Amboise [P. PITHOU, 5]
    Legations pieuses [legs pieux] [, Nouv. coust. génér. t. II, p. 69]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç, legacio, leguation ; espagn. legacion ; ital. legazione ; du lat. legationem, de legare, léguer.

légation

LÉGATION. n. f. Charge, office de légat. Les légats a latere ne pouvaient exercer leur légation en France sans permission du roi.

Il désignait autrefois l'Étendue du gouvernement d'un légat dans l'État ecclésiastique. Dans toute la légation de Bologne, de Ferrare.

En termes de Diplomatie, Droit de légation signifie Mission extraordinaire que quelques puissances donnent à une ou plusieurs personnes pour aller négocier auprès d'une puissance étrangère.

Il se dit aussi collectivement de la Mission permanente, comprenant le ministre plénipotentiaire ou le ministre résident, ainsi que ses conseillers et ses secrétaires, entretenue dans un pays où il n'y a pas d'ambassade. La légation de Danemark. La légation des Pays-Bas. Conseiller, secrétaire de légation.

Il se dit encore de l'Hôtel qu'occupe cette mission. Je suis allé à la légation de Suède.

legation

Legation demandant paix, Legatio pacificatoria.

légation


LÉGATION, s. f. [Léga-cion; 1re é fer.] La charge du Légat; l'étendue et le district de sa légation; et le tems que dûrent ses fonctions. "Le Pape lui a doné la légation de Bologne. "Cette ville est de sa Légation. "Cela se passa pendant sa Légation.