laïque

laïque

adj. et n. [ bas lat. laicus, du gr. laikos, qui appartient au peuple ]
1. Qui n'appartient pas au clergé : Les autorités laïques séculier ; ecclésiastique
2. Relatif à la laïcité ; qui en est partisan : Un mouvement laïque.

laïc, laïque

adj.
1. Indépendant des organisations religieuses ; qui relève de la laïcité : Institution laïque. Un État laïque.
2. Qui est étranger à la religion, au sentiment religieux : Un mythe laïc.
École, enseignement laïques,
école, enseignement indépendants de toute appartenance religieuse (par opp. à confessionnel, à religieux).
Remarque: Au masculin, l'adjectif peut s'écrire laïc ou laïque ; au féminin, il s'écrit toujours laïque.

LAÏQUE

(la-i-k') adj.
Qui n'est ni ecclésiastique ni religieux.
Ainsi ce qu'on gagna dans la réforme, en rejetant le pape ecclésiastique successeur de saint Pierre, fut de se donner un pape laïque, et de mettre entre les mains des magistrats l'autorité des apôtres [BOSSUET, Var. V, § 8]
Fig.
Nous sommes [Diderot et moi] des missionnaires laïques qui prêchons le culte de sainte Catherine [VOLT., Lett. Catherine II, 1er mars 1773]
Substantivement. Un laïque. Une laïque.
Ils [les Vaudois] voulaient que les laïques, gens de bien, eussent pouvoir de l'administrer [la confirmation] comme les autres sacrements [BOSSUET, Var. XI, § 107]
Les pasteurs qui ont fondé leurs Églises [des protestants] étaient presque tous de simples laïques [FÉN., t. II, p. 5]
Qui est propre aux personnes laïques. Condition laïque.
Mme de Warens imagina de me faire instruire au séminaire pendant quelque temps.... il [l'évêque] permit que je restasse en habit laïque, jusqu'à ce qu'on pût juger, par un essai, du succès qu'on devait espérer [J. J. ROUSS., Conf. III]
On écrit aussi laïc au masculin.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Ils n'ont point estimé que leur droit fust aucunement amoindri, s'ils estoient sujects aux juges laïcs, quant aux causes civiles [CALV., Instit. 983]
    Le pape ne peut deroger ni prejudicier par provisions beneficiales, ou autrement, aux fondations laïcales, et droit des patrons laïcs de ce royaume [P. PITHOU, 30]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. laic, layc ; anc. catal. llaych ; anc. espagn. laico ; portug. leigo ; ital. laico ; du lat. laïcus, qui vient d'un terme dérivé du mot grec signifiant peuple.

laïque

LAÏQUE. adj. des deux genres. Qui n'est ni ecclésiastique, ni religieux, ni du clergé séculier, ni du clergé régulier. Une personne laïque. Par extension, Il est de condition laïque. Habit laïque. Substantivement, Un laïque. Les ecclésiastiques et les laïques.

Il signifie aussi Qui est étranger à toute confession ou doctrine religieuse. Enseignement laïque. École laïque. Par extension, L'État laïque. Les lois laïques. Cérémonie laïque.

On écrit quelquefois Laïc au masculin.

laïque


LAïQUE, s. m. [La-i-ke: dern. e muet.] Qui n'est ni éclésiastique, ni religieux. "Officier, patron laïque. "Patronage laïque. = S. m. "Un laïque: les laïques.

Traductions

laïque

laienhaft, weltlichlay, civil, secularwereldlijk, buitenkerkelijk, leke‐, onkerkelijk, leken-, neutraal, wereldsחולין (ז״ר), חילוני (ת), חִלּוֹנִי, חֻלִּיןλαϊκόςlaico世俗 (laik)
adjectif
qui n'a de rapport avec aucune religion une école laïque

laïque

[laik]
adj
[institution, état] → secular
(ÉDUCATION)state modif (as opposed to private and Roman Catholic)
une école laïque → a state school
nm/f (= homme) → layman (= femme) → laywoman