lavoir

lavoir

n.m.
1. Anc. Lieu public où on lavait le linge.
2. En Belgique, laverie.

lavoir

(lavwaʀ)
nom masculin
lieu aménagé pour laver le linge à la main l'ancien lavoir du village

LAVOIR

(la-voir) s. m.
Place dans un cours d'eau ou dans un réservoir d'eau où on lave le linge.
Lorsque les jeunes filles furent proche du fleuve, vers l'endroit où étaient les lavoirs publics, elles dételèrent les mulets [FÉN., t. XXI, p. 350]
Fig.
Il [saint Clément] enseigne que le baptême est appelé un lavoir, parce qu'on y lave les péchés, et une grâce, parce qu'on y remet la peine qui leur est due [BOSSUET, Déf. de la trad. et des saints Pères, VIII, 26]
Lavoir de Bethséda, ou piscine, réservoir d'eau proche du temple de Jérusalem où se rendaient les malades.
On n'a parlé que de lui [un charlatan qui guérissait en mettant une poudre de sympathie dans l'urine] depuis quelque temps ; sa maison ressemble au lavoir de Bethséda ; tous les malades y accourent [BAYLE, Lett. à M*** 7 mars 1697]
Lavoir de cuisine, lieu où on lave la vaisselle.
Dans les communautés et dans les sacristies, lieu où on se lave les mains.
Dans les manufactures, certains appareils destinés à laver les substances qu'on y emploie. Dans les mines, machine dont on se sert pour laver le minerai.
Le lavoir foncé de fer et percé de petits trous, inventé par M. Robert, sera très utile pour les mines mêlées de terre grasse et attachante [BUFF., Min. t. IV, p. 112, note e.]
Verge garnie d'un linge mouillé pour nettoyer les canons de fusil.
Terme de minéralogie. Lieu où l'on tire de l'or par le lavage. Un lavoir très abondant.
Terme de pêche. Cage à jour établie au bord de la mer, dans laquelle on lave les morues qui ont été mises au premier sel.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Co [ce] fud li laveurs u [où] li pruveire [les prêtres] soleient laver, quant durent el temple celebrer [, Rois, p. 256]
    De co [ce] fist Salomon tuz les vaissels de araim el temple e neis [même] le grant lavur que l'um apeled mer d'araim [, ib. 147]
  • XIVe s.
    Un petit lavouer, c'est assavoir chaufette et bassin d'argent veré, et est le pied esmaillé à bestes, pesant iij marcs, once et demye [DE LABORDE, Émaux, p. 357]
  • XVe s.
    Les deux escuyers vinrent au bassin et au lavoir [FROISS., III, IV, 23]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. lavador ; esp. lavadero ; ital. lavatoio ; du lat. lavatorium, de lavare, laver.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    LAVOIR. - HIST.
  • XIVe s. Ajoutez :
    [Brebis] Qui dou laveoir sont issues [MACÉ, Bible en vers, f° 110, 2e col.]

lavoir

LAVOIR. n. m. Endroit situé au bord de l'eau où l'on lave le linge.

Il se dit, par extension, d'un Emplacement dans une ville où l'on peut laver le linge moyennant une rétribution. Aller au lavoir. Lavoir public.

Il se dit, dans les Communautés et dans les Sacristies, du Lieu où on se lave les mains.

Il se dit, dans les Manufactures, de Certains appareils destinés à laver les substances qu'on y emploie; et, dans les Mines, de la Machine dont on se sert pour laver le minerai.

lavoir

Un lavoir à mains, et petite fontaine, Malluuium.

lavoir


LAVOIR, s. m. [La-voar.] Lieu destiné à laver, ou le linge, ou la vaisselle; ou dans les comunautés et les sacristies, à se laver les mains.

Traductions

lavoir

Waschhaus

lavoir

wash house, washing-place, washtub

lavoir

lavatoio

lavoir

[lavwaʀ] nm
(= lieu) → wash house
(= bac) → washtub