legs

legs

[ ou lɛg] n.m. [ anc. fr. lais, de laisser, avec l'infl. du lat. legatum, don par testament ]
1. Dans la langue juridique, don fait par testament : Cette association caritative reçoit de nombreux legs donation
2. Litt. Ce qu'une génération transmet aux générations suivantes : Le legs le plus important du xxe siècle héritage

legs

(lɛg) , ()
nom masculin
droit action de donner ses biens par testament Le peintre a fait don par legs de ses tableaux au musée.

LEGS

(lè ; le g ne se prononce pas, et il ne faut pas dire, comme quelques-uns, lègh ; l's se lie : un lè-z exorbitant, des lè-z exorbitants) s. m.
Ce qui est légué par testament ou par un autre acte de dernière volonté.
Il mourut, et son testament N'était plein que de legs qui l'auraient consolée, Si les biens réparaient la perte d'un mari Amoureux autant que chéri [LA FONT., Matrone.]
Il savait qu'une charité tardive, selon les Pères de l'Église, avait plus d'avarice que de piété, qu'il faut exécuter soi-même son testament et ses legs pieux... [FLÉCH., Duc de Mont.]
Legs par assignat, legs d'une somme ou d'une rente à prendre sur un fonds déterminé. Legs pénal, legs mis à la charge d'un héritier, pour le cas où il méconnaîtrait les dernières volontés du testateur.
Le legs universel est la disposition testamentaire par laquelle le testateur donne à une ou plusieurs personnes l'universalité des biens qu'il laissera à son décès, [, Code Nap. 1003]
Le legs à titre universel est celui par lequel le testateur lègue une quote-part des biens dont la loi lui permet de disposer, telle qu'une moitié, un tiers, ou tous ses immeubles, ou tout son mobilier, ou une quotité fixe de tous ses immeubles ou de tout son mobilier, [, ib. 1010]
Legs particulier, celui qui donne droit à un objet déterminé. Fig.
Que reste-t-il aujourd'hui de toutes ces douleurs en Angleterre [les expiations pour la mort de Charles 1er] ?... les siècles n'adoptent point ces legs de deuil ; ils ont assez de maux à pleurer, sans se charger de verser encore des larmes héréditaires [CHATEAUB., Stuarts, la République.]

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Car il lui fist faire tex [tels] lais Dont s'ame fu en vraie pais [, Bl. et Jehan. 2065]
    Se le [la] feme fesoit tix [tels] lais en se [sa] plaine santé à son segneur, par force ou par maneces.... cis lais seroit de nule valeur [BEAUMANOIR, XVI, 4]
  • XVe s.
    Voiant sa maladie engregier [augmenter] et ses jours decliner, receut bien et devotement ses sacremens, et fit ses derrenieres ordonnances et leez tels que bon luy sembla [A. CHARTIER, Hist. de Charle VI et VII, p. 249]
  • XVIe s.
    Par lay testamentaire [AMYOT, Sertor. 36]
    Les legs et dons faits in genere [, Nouv. coust. génér. t. II, p. 618]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. legat ; catal. llegat ; espag. legado ; ital. legato. Le français est un substantif abstrait formé du verbe léguer (voy. LÉGUER), et qui s'est écrit au nominatif legs, les ou lais, et leg au régime ; la forme legs est une orthographe où l'ancienne s du nominatif s'est conservée.

legs

LEGS. (On prononce Lègue; quelques-uns prononcent Lè.) n. m. Don fait par testament ou par autre acte de dernière volonté. Legs universel, particulier. Legs pieux. Faire, accepter, recevoir, refuser un legs, des legs. Un legs de cent mille francs. Le notaire vient d'acquitter tous les legs de la succession. Un legs caduc.

legs


LEGS, s. m. LÉGUER, v. act. [1re è moy. au 1er, é fer. au 2d. mais devant l'e muet cet é fer. se change en è moy. je lègue, il lèguera, etc.] Legs, est une libéralité laissée par un testament. On apèle Légataire, celui à qui le Testateur a~ fait cette libéralité. Voyez LÉGAT. "Doner, laisser un legs de dix, de cent mille francs. "Legs pieux. Acad. Au Palais on dit, legs pies. = Léguer, doner par testament. "Il lui a légué, il leur lègue telle somme, telle pension. "Je done et lègue à un tel, etc.

Traductions

legs

הורשה (נ), ירושה (נ), מורשה (נ), עיזבון (ז), יְרֻשָּׁה

legs

레거시

legs

[lɛg] nmlegacy